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Monographie de la pêche artisanale

by AT Kane, O Diop, PS Thiam
Source (2008)

Cite this document (BETA)

Available from www.ansd.sn
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Monographie de la pêche artisanale


REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un peuple - Un but - Une Foi
--------------------
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
--------------------




































Janvier 2008


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2
AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE
ET DE LA DEMOGRAPHIE






Directeur Général

Directeur Général Adjoint

Directeur des Statistiques Economiques et
de la Comptabilité Nationale

Chef de la Division des Statistiques
Economiques


Babakar

Mamadou Falou

Mamadou Alhousseynou


Astou


FALL

MBENGUE

SARR


SAGNA




EQUIPE DE REDACTION

Rédacteurs

Aminata Touré

KANE

Oumy

Papa Seyni

DIOP

THIAM



Collaborateurs


Mme Astou Dakono

NDIAYE
Nicholas

Adama

Thiécouta

Madon Awissi

Rokhaya

Ndiaga

Abdou Karim

Moussa

Abdoulaye Seydi

Awa Mady

Lamine

Mamadou
DIAME

SECK

NDIAYE

SALL

NIANE

LO

DIOP

NGOM

SARR

KABA

NDIAYE

FAYE


Publication Aïssatou Guèye THIAM

ANSD
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LISTE DES TABLEAUX Pages

Tableau 1 : Répartition des chefs d'unité de pêche par tranche d'âge 7
Tableau 2 : Répartition des chefs d'unité de pêche selon le niveau d'instruction 8
Tableau 3 : Répartition des chefs d’unité de pêche selon la situation matrimoniale 8
Tableau 4 : Répartition des chefs d’unité de pêche mariés selon le nombre d'enfants 9
Tableau 5 : Répartition des chefs d'unité de pêche selon l’ethnie 9
Tableau 6 : Nombre d'années de pratique de pêche des chefs d’unités de pêche 10
Tableau 7 : Nombre d’unités de pêche selon le type de pêche pratiquée 11
Tableau 8 : Type de pêche selon la zone de débarquement 12
Tableau 9 : Types de pêche selon l’origine de l’unité de pêche 12
Tableau 10 : Nombre d’unités de pêche selon la source d'approvisionnement 13
Tableau 11 : Nombre d’unités de pêche selon l’affiliation à des organisations de
pêcheurs 13
Tableau 12 : Affiliation à des organisations de pêcheurs selon le site de débarquement 14
Tableau 13 : Type de pêche et affiliation à des organisations de pêcheurs 15
Tableau 14 : Situation du permis de pêche artisanale de 2006 à 2007 15
Tableau 15 : Accidents survenus en mer entre 2000 et 2006 17
Tableau 15bis : Pertes en vies humaines et en matériels de 2000 à 2006 17
Tableau 16 : Effectifs de pêcheurs en 2006 18
Tableau 17 : Répartition des pêcheurs de l’échantillon 18
Tableau 18 : Mobilité des unités de pêche selon l’origine et la zone de pêche 19
Tableau 19 : Répartition des quantités vendues selon la destination 20
Tableau 20 : Part vendue aux femmes transformatrices 21
Tableau 21 : Transbordement 21
Tableau 22 : Type d’équipements selon les coûts d’achat, de renouvellement et la
durée de vie 23
Tableau 22 (suite): Type d’équipements selon les coûts d’achat, de renouvellement et la
durée de vie 23
Tableau 23 : Compte de production de l’échantillon (en millions de FCFA) 25
Tableau 24 : Compte de Production de la pêche artisanale extrapolée (en millions de
FCFA) 25
Tableau 25 : Compte d'Exploitation de l’échantillon (en millions de FCFA) 25
Tableau 26 : Compte d'Exploitation de la pêche artisanale Extrapolée (en millions de
FCFA)
26

Tableau 27 : Mobilité des unités de pêche selon l’origine et la zone de campagne 48
Tableau 28 : Difficultés rencontrées 48
Tableau 29 : Répartition des espèces en valeur et quantité 49
Tableau 30 : Valeur de la production débarquée par région 50
Tableau 31 : Débarquements totaux de la pêche artisanale au Sénégal par espèces 50
Tableau 32 : Prix moyen des espèces en rareté et en abondance 51-52
Tableau 33 : Répartition des Gilets de sauvetage en 2006 53
Tableau 34 : Compte Type de Production par unité de Pêche (en milliers de FCFA) 53
Tableau 35 : Compte Type de Production par Pirogue (en milliers de FCFA) 53-54
Tableau 36 : Compte Type d'Exploitation par Unité de Pêche (en milliers de FCFA) 54
Tableau 37 : Compte Type d'Exploitation par Pirogue (en milliers de FCFA) 54
Tableau 38 : Nature du financement 55



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SOMMAIRE


AVANT- PROPOS 5
INTRODUCTION 6
I. Caractéristiques socio démographiques 7
I-1 Age des chefs d’unités de pêche 7
I-2 Niveau d’instruction des pêcheurs 8
I-3 Situation matrimoniale 8
I-4 Ethnie des pêcheurs 9
II. Conditions d’activités de la pêche artisanale 9
II- 1 Expérience et typologie de pêche 9
II- 2 Equipement des quais 12
II- 3 Organisation des pêcheurs 13
II.4 Relations des unités de pêche avec l’administration de la pêche selon la région 15
II.5 Difficultés rencontrées par les pêcheurs 15
III. Main d’œuvre et modes de rémunération de la pêche artisanale 15
III.1 Main d’œuvre 17
III.2 Modes de rémunération de la pêche

18
III.3 Mobilité des unités de pêche 18
III.4 Main d’œuvre émigrée dans le cas des bateaux ramasseurs 19
IV. Valeurs et quantités débarquées 20
V. Ecoulement des Produits 20
V.1 Type de marché 20
V.2 Part vendue aux femmes transformatrices 20
VI. Prix des produits 21
VII. Equipement et mode de financement de la pêche artisanale 22
VII.1 Pirogues 22
VII.2 Moteurs 22
VII.3 Filets 22
VII.4 Autres équipements : GPS, sondeurs 23
VIII. Comptes de production et d’exploitation de la pêche artisanale 24
VIII.1 Compte de production 24
VIII.2 Compte d’exploitation 25
CONCLUSION 27
ANNEXES 28
Annexe 1 : Questionnaires 29-41
Annexe 2 : Manuel de codification 41
Annexe 3 : Tableaux annexes sur la monographie 48

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5
AVANT- PROPOS

Avec la création au sein de l’Agence Nationale de la Statistique et de la
Démographie (ANSD) d’un Bureau des Statistiques Sectorielle au niveau de la
Direction des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale (DSECN)
dont l’une des missions est de mener des études spécifiques sur les secteurs à
caractère économique, une monographie de la pêche artisanale et de la forêt était
prévue pour recueillir des données pour des besoins à la fois de la comptabilité
nationale et d’analyse sectorielle. C’est ainsi que les termes de référence de l’étude
ont été transmis au Centre de Suivi Ecologique (CSE) qui a accepté de la financer.
Qu’il en soit remercié.

Sur le plan technique, la Direction des Pêches Maritimes et les services techniques
de la pêche ont participé à la validation du questionnaire et au remplissage de la
partie réservée à l’Administration de la pêche, ainsi qu’à la collecte des données sur
l’ensemble des 16 sites visités.

Sans leur précieux concours pour introduire les équipes d’enquêteurs auprès des
différents responsables de pêcheurs qui se sont ouverts à nos questions, cette
monographie n’aurait pas pu se dérouler dans les délais prévus dans les régions, à
savoir la période du 28 février au 14 mars 2007. Un hommage mérité doit leur être
rendu pour avoir facilité cette seconde monographie de la pêche artisanale.

Le même témoignage doit être fait pour les agents de la Direction des Eaux et
Forêts, Chasses et Conservation des Sols et les inspections régionales des Eaux et
Forêts des régions de Kolda et Tambacounda qui ont contribué à la finalisation du
questionnaire et ont participé à la collecte de données sur la forêt.

L’ANSD tient à saluer cette forme de collaboration avec l’ensemble des services du
Système Statistique National et remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont
contribué à la réussite de cette opération.
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6
INTRODUCTION

Cette présente étude a pour but de faire une analyse approfondie des sous secteurs
de la pêche artisanale et de la forêt. Elle se présente en deux parties distinctes : la
première est une monographie consacrée à la pêche artisanale et la seconde à
celle de la forêt.

Cette seconde monographie, réalisée dans le secteur de la pêche artisanale et de
la forêt dans le sillage de la première monographie menée en septembre 2003,
entre dans le cadre d’études et analyses sectorielles menées pour améliorer la
connaissance des structures de l’économie nationale.

Ces deux sous-secteurs ont été longtemps marqués par une absence notoire
d’informations précises pour les besoins de la comptabilité nationale, d’analyse
sectorielle et de suivi du bureau nouvellement créé à cette fin au sein de la Direction
des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale. En effet, les données
administratives fournies respectivement par la Direction des Pêches Maritimes et
celle des Eaux et Forêts, de la Chasse et des Etablissements classés ne
renseignent pas sur les consommations intermédiaires et les investissements
réalisés par le sous- secteur de la pêche artisanale et celui de la forêt.

La phase pilote s’était déroulée le 12 février 2007 sur la baie de Soumbédioune et
avait permis de corriger le questionnaire dans le fond et la forme. La phase
d’enquête relative à la monographie sur la pêche artisanale s’est déroulée du 28
février au 14 mars 2007 avec deux équipes de quatre enquêteurs et un superviseur,
tous agents de la Division des Statistiques Economiques. L’enquête a porté sur les
16 sites de débarquement qui avaient fait l’objet de la première monographie de la
pêche artisanale réalisée en 2003 pour avoir des éléments de comparaison.

La première équipe a couvert la Grande Côte allant de Kayar à Saint Louis, tandis
que la seconde s’est déployée dans la Petite Côte et la zone éco-géographique du
Sine Saloum qui couvre la zone de Mbour à Missirah. La région de Dakar a été
visitée du 13 au 14 mars 2007.

Il faudrait rappeler que la phase préparatoire de l’enquête ainsi que l’exploitation
des données ont été réalisées en étroite collaboration avec la Division de la
Comptabilité Nationale, des Synthèses et études analytiques qui a fourni le
questionnaire de la première monographie sur la pêche artisanale réalisée en 2003
et a permis de faire la tabulation.

Sur les 356 questionnaires administrés, après apurement des données,
l’exploitation a porté sur 340 unités de pêche. Ensuite, 52 questionnaires sur les 340
unités considérées au départ ont été éliminés pour cause de production nulle. Ainsi,
les analyses sur la production et l’exploitation portent sur 288 unités de pêche.

La méthodologie retenue pour l’annualisation de la production est celle de la
première monographie réalisée en 2003. Les débarquements totaux par unité de
pêche sont calculés selon une base mensuelle à partir de leurs fréquences. La
valeur de la production débarquée est égale à la quantité multipliée par le prix des
espèces débarquées. La fréquence des débarquements est variable selon la
périodicité de la sortie en mer (jour, semaine ou quinzaine) et selon le type de
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pêche pratiquée (senne tournante, pêche à la ligne glacière, pêche à la ligne simple,
filet dormant ou filet maillant).

La production totale annuelle est obtenue en additionnant les valeurs des
débarquements dans l’année des haute, basse et moyenne saisons multipliées
respectivement par leurs occurrences dans l’année. Cette valeur doit être comprise
entre les valeurs maximale et minimale déclarées par l’enquêté (cf annexe, pages
30 à 31 pour les question 8 et 9 du questionnaire destiné à l’unite de pêche).

Le rapport est articulé autour de 8 chapitres portant sur les caractéristiques socio-
démographiques, les conditions d’activités de la pêche artisanale, la main d’œuvre
et ses rémunérations, les valeurs et quantités débarquées, l’écoulement des
produits, les prix des différentes espèces, l’investissement et le mode de
financement de la pêche artisanale.
I. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

L’échantillon de l’enquête de la monographie sur la pêche artisanale réalisée en
2007 comprend 340 unités de pêcheurs artisanaux réparties dans les six sur les
sept régions marines que compte le Sénégal, à savoir : Dakar, Thiès, Louga, Saint-
Louis, Fatick et Kaolack. La région de Ziguinchor n’a pas pu être enquêtée.
Comparée à la première monographie réalisée en 2003 et qui avait concerné 180
unités pour une population de 4041 de pêcheurs, cette seconde monographie fait
apparaître moins de pêcheurs, avec 3580 pêcheurs pour un nombre plus important
d’unités de pêche.

I-1 Age des chefs d’unités de pêche

La population de pêcheurs artisanaux du Sénégal est essentiellement composée de
personnes d’âge adulte avec un âge moyen de 40,6 ans. Les plus jeunes chefs
d’unité de pêcheurs enquêtés sont âgés de 20 ans et les plus âgés ont 75 ans. Au
total, les pêcheurs ayant une tranche d’âge compris entre 20 et 54 ans représentent
87,6% de la population enquêtée et ceux âgés de 55 ans et plus font 12,4% de
l’échantillon.

Les pêcheurs prennent assez tôt la retraite puisqu’il est rare de les voir prendre la
mer après 50 ans. Après quelques années de pratique, ils deviennent pêcheurs à
quai pour gérer sur terre les affaires de l’entreprise, à savoir les achats de
carburant, de glace, de nourriture ou de matériel ou la vente de poisson.












Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007
Tableau 1 : Répartition des chefs d'unité de pêche par tranche d'âge

Tranche d’âge Nombre Taux en %
20 - 34 ans 116 34,1
35 - 44 ans 100 29,5
45 - 54 ans 82 24,1
55 - 64 ans 30 8,8
Plus de 65 ans 12 3,5
TOTAL 340 100,0
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8
I-2 Niveau d’instruction des pêcheurs

Dans l’échantillon considéré, on dénombre au total 43,2 % d’instruits parmi les chefs
d’unités pêcheurs, répartis comme suit : 31,2 % ont atteint le niveau primaire, 9,1%
des pêcheurs le niveau secondaire et à peine 1% l’enseignement supérieur.

Cependant, plus de la moitié des pêcheurs (56,7%) sont soit arabisants (34,4%),
soit alphabétisés en langues nationales (3,5%), tandis que les analphabètes
représentent 20,6%. Cette structure de la population de pêcheurs revêt une grande
importance par rapport aux types de renforcement de capacités qu’il faudrait mettre
en place selon la cible et les besoins.

Tableau 2 : Répartition des chefs d'unité de pêche
selon le niveau d'instruction
Niveau d’instruction Nombre Part en%
Aucun 70 20,6
Primaire 106 31,2
Secondaire 31 9,1
Supérieur 4 1,2
Arabisant 117 34,4
Alphabétisé 12 3,5
Total 340 100
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007
I-3. Situation matrimoniale

La population des chefs d’unités de pêche est composée d’une forte majorité de
pêcheurs mariés représentant 85,9% de la population enquêtée contre 11,8 % de
célibataires, et 2,3 % de divorcés. La majorité des pêcheurs mariés sont
monogames (54,9 %) avec un nombre moyen d’enfants égal à 6. Les polygames
représentent 44,1% et sont surtout présents parmi les chefs d’unité de plus de 30
ans.


Tableau 3 : Répartition des chefs d’unité de pêche selon la
situation matrimoniale

Situation matrimoniale Nombre Taux en %
Mariés 292 85,9
Célibataires 40 11,8
Divorcés 8 2,3
Total 340 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007






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9
Tableau 4 : Répartition des chefs d’unité de pêche mariés
selon le nombre d'enfants

Nombre d’enfants Nombre Taux en %
1 – 5 148 50,7
6 – 10 102 34,9
11 – 15 27 9,3
Plus de 15 15 5,1
Total 292 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

I- 4 Ethnie des pêcheurs

Les ethnies dominantes parmi les chefs d’unités de pêche sont les Wolofs qui
constituent 45,9% de l’échantillon et les Lébous 29,7%. Ces pêcheurs sont
essentiellement concentrés dans la région de Dakar et au niveau de la Grande
Côte. Les Sérères (15,6%) et les Diolas (1,2%) sont au niveau de la Petite Côte.
Les Pulaars qui représentent 5,2% de l’échantillon, se retrouvent presque
exclusivement à Lompoul sur Mer (les Peulhs) et à Saint-Louis (les Thioubalos).

Les chefs d’unités de pêche se déplacent rarement avec leurs épouses entre zones
de pêche et zones de campagne. La période de campagne peut parfois durer en
moyenne 9 mois.

Tableau 5 : Répartition des chefs d'unité de pêche selon l’ethnie

Ethnie Nombre %
Wolofs 156 45,9
Lébous 101 29,7
Sérères 53 15,6
Diolas 4 1,2
Mandings / Socés 3 0,9
Pulaars 18 5,2
Autres ethnies 5 1,5
Total 340 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007




II. CONDITIONS D’ACTIVITES DE LA PÊCHE ARTISANALE

II- 1 Expérience et typologie de pêche

Au Sénégal, les pêcheurs artisanaux ont beaucoup d’années de pratique, en
moyenne 23 ans. Un bon nombre de ces pêcheurs comptabilisent plus de 25 ans de
pratique de pêche, puisqu’ils font 41,5 % de l’échantillon.

La pêche est en général une activité journalière et dure au maximum 24h, à
l’exception des pêcheurs qui vont dans d’autres zones maritimes pour une durée
allant de 3 à 15 jours par sortie pour les lignes glacières par exemple.
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10


Tableau 6 : Nombre d'années de pratique de pêche des chefs
d’unités de pêche

Nombre d’années Effectifs Taux en %
Moins de 2 ans 3 0,9%
02 - 05 ans 13 3,8%
06 - 15 ans 77 22,6%
16 - 25 ans 99 29,1%
Plus de 25 ans 141 41,5%
Non réponse 7 2,1%
Total 340 100,0%
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007


Les principaux types de pêche artisanale pratiqués dans les zones maritimes du
Sénégal sont les suivants :
¾ la pêche au filet dormant ou « mballu sere » en wolof, où le filet est maintenu
tendu sur le fond grâce à un poids pour la recherche d’espèces démersales ;
¾ la pêche au filet maillant ou « fele fele » basée sur une nappe de filets placée entre
deux ralingues, l’une étant plombée, l’autre flottante maintenant le filet en surface
pour les espèces de haute mer ;
¾ la ligne simple qui est le type de pêche utilisant des appâts et des hameçons reste la
plus pratiquée au Sénégal ;
¾ la ligne glacière ou « marée » qui utilise la même technique que la ligne simple mais
regroupe les pirogues de marée avec des lignes. Elle nécessite l’utilisation de glace
à cause du nombre de jours restés en mer ;
¾ la senne tournante ou « fil à tourner » qui nécessite l’utilisation de deux grandes
pirogues : l’une porteuse du filet de plusieurs mètres de long, contenant l’équipage
et l’autre servant à stocker les captures ;
¾ la senne de plage ou « mballu law » est aussi un filet généralement placé au large
de la plage en cas de période faste (bancs de Guiss, de Tassergal ou de Sardinelles
par exemple), pas très loin et ne nécessite pas de pirogue mais beaucoup de bras
pour tirer le filet ;
¾ le casier, destiné à la capture de crustacés ou de mollusques comme les poulpes et
les seiches ;
¾ la palangre, ensemble de hameçons d'une certaine grandeur choisie, noués sur des
cordes intermédiaires qui sont fixées avec une certaine distance à une seule corde.
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11

Les types de pêche se répartissent comme suit dans l’échantillon :
• les pêcheurs qui pratiquent la pêche à la ligne (simple et glacière)
représentent 36,9% de l’ensemble des pêcheurs ;
• les pêcheurs exerçant la pêche au filet dormant ou maillant constituent
respectivement 25,9% et 16,5% de l’ensemble tandis que la senne tournante
est pratiquée par 15,9% d’entre eux ;
• les casiers, les palangres et les autres types de pêche sont les moins
pratiqués (4,9%).

Les casiers et les palangres sont des types de pêche quasi inexistants qu’on
retrouve surtout sur la Petite Côte et qui sont consacrés à la pêche aux crustacés.


Tableau 7 : Répartition du nombre d’unités de pêche selon le type de pêche
pratiquée

Type de pêche Effectifs Taux en %
Filet dormant 99 25,9
Ligne simple 95 24,8
Filet maillant 63 16,5
Senne tournante 61 15,9
Ligne glacière 46 12,0
Casier 9 2,3
Palangre 3 0,8
Autres 7 1,8
Total 383 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Les types de pêche pratiquée1 varient d’une zone maritime à une autre. Ainsi, la
pêche à ligne (simple et glacière) est plus exercée à Thiès (Cayar et Mbour) et
Dakar (Hann-plage et Rufisque), alors que la pêche aux différents filets est la plus
pratiquée à Louga, Fatick et Saint-Louis.

La senne tournante est plus présente à Saint-Louis, Dakar et Thiès que dans les
autres régions et nécessite plus de moyens financiers, matériels et humains que les
autres types. Elle dépend beaucoup de la phase lunaire : elle n’est pratiquée que 15
jours sur 30. Tous les pêcheurs actuels utilisant la senne tournante font également
d’autres types de pêche les 15 jours restants ou bien réparent leurs filets en
attendant la lune noire pour retrouver la mer.








1 Les pêcheurs peuvent aussi pratiquer plusieurs types de pêche à la fois. Aussi, le nombre total
d’unités réparties par types de pêche dépasse-t-il le nombre d’unités de pêche visitées, à savoir les
340 de l’échantillon.


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12

Tableau 8 : Type de pêche selon la zone de débarquement

Zone de
débarquement
Ligne
simple
Ligne
glacière
Filet
maillant
Filet
dormant
Senne
tournante Casier
Palan
gre Autres Total
Thiès 53 12 17 25 24 5 0 2 138
Fatick 4 0 15 20 1 3 2 3 48
Kaolack 3 1 2 0 0 0 0 0 6
Louga 0 1 1 14 1 0 0 0 17
Saint-Louis 0 11 11 30 16 0 0 0 68
Dakar 25 14 14 8 18 0 0 1 80
Autres 10 7 3 2 1 1 1 1 26
Total 95 46 63 99 61 9 3 7 383
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’activité est homogène en comparant les types de pêche pratiquée selon l’origine
de l’unité de pêcheurs et la région de débarquement :
• les filets qu’ils soient dormants ou maillants sont le fait de Saint-Louisiens où
qu’ils se trouvent (Lompoul, Fass Boye ou Mbour) ;
• la senne tournante est pratiquée par les St -Louisiens et les Dakarois à
cause des moyens importants sollicités en alternance avec la ligne glacière
ou la ligne simple ;
• la ligne simple est surtout utilisée à Thiès (Cayar, en particulier) et à Dakar.

Tableau 9 : Type de pêche selon l’origine de l’unité de pêche

Origine de
l’unité de
pêche
Ligne
simple
Ligne
glacière
Filet
maillant
Filet
dormant
Senne
tournante Casier
Palan
gre Autres Total
Thiès 2 19 15 40 15 0 0 0 91
Fatick 44 11 13 24 24 3 0 0 119
Kaolack 38 12 12 10 16 2 1 3 94
Louga 2 0 10 4 1 0 2 4 23
Saint-Louis 3 1 3 0 0 0 0 0 7
Dakar 0 0 0 6 1 0 0 0 7
Autres zones 6 3 10 15 4 4 0 0 42
Total 95 46 63 99 61 9 3 7 383
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007
II- 2 Equipement des quais

La plupart des centres de pêche des 16 sites visités disposent d’ateliers de
réparation, de stations de vente de glace et de stations de carburant. Cependant, le
déséquilibre observé en matière d’infrastructures dans les différents quais de pêche
visités, ne favorise pas la production halieutique qui se trouve ainsi mal conservée
et peu valorisée dans certains sites.

A titre d’exemple, une zone de grande production comme Fass-Boye a un quai de
pêche rudimentaire. Ce site ne dispose ni de station de vente de glace, ni d’atelier
de réparation, ni d’entrepôt frigorifique et reste très enclavé dans les Niayes. Cette
situation ne permet pas une bonne valorisation de la production des pêcheurs
locaux.

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Tableau 10 : Nombre d’unités de pêche selon la source d'approvisionnement en
carburant

Source d’approvisionnement Nombre Taux en %
Non réponse 6 1,8
Station d'essence 198 58,2
Station spécialisée 124 36,5
Autre 10 2,9
ND 2 0,6
Total 340 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

La plupart des pêcheurs (58,2%) s’approvisionnent au niveau des stations
d’essence. Cette situation traduit une insuffisance de l’offre dans les stations
spécialisées sur les quais par rapport à la demande. Il convient d’indiquer que le
prix du litre d’essence subventionné s’établit à 441 FCFA au moment de l’enquête.
II- 3 Organisation des pêcheurs

Le niveau d’organisation des professionnels de la pêche artisanale est
relativement faible si l’on se réfère au taux d’affiliation à des organisations faîtières
de pêcheurs assez bas de 20,6% pour l’ensemble contre 79,1% qui déclarent ne
pas être membres d’une quelconque organisation. Ce taux varie entre 46,2% à
Rufisque, 44,7% à Cayar, 29,3% à Dakar, 25,6% à St Louis et 0% à Gandiaye.

Tableau 11 : Nombre d’unités de pêche selon l’affiliation à
des organisations de pêcheurs
Réponse Nombre %
Oui 70 20,6
Non 269 79,1
ND 1 0,3
Total 340 100,00
Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Les principales organisations socioprofessionnelles de pêcheurs, à savoir la
Fédération Nationale des Groupements d’Intérêt Economique de pêche (FENAGIE
pêche) et la Confédération Nationale des Pêcheurs du Sénégal (CNPS) seraient
peu représentatives dans les 16 sites visités. En revanche, à Cayar, il y a un début
d’organisation avec trois associations de pêcheurs regroupés selon la taille des
pirogues.

Il s’agit de :
• la Confédération des Pécheurs de Cayar (CPC) qui comprend tous les
pêcheurs de ligne qui ont de petites pirogues (avec moins de 11 m de long) ;
• l’Association des Pêcheurs de Moyennes Pirogues de Cayar (PMC) dont la
longueur est comprise entre 11 et 15 m avec des pêcheurs de marée et
autres ;
• et l’Association des Grandes Pirogues (AGP) qui comprend les pirogues de
plus de 15 m de long qui font tous de la senne tournante regroupées dans
deux entités «Mbalmi 1» et « Mbalmi 2 ». Ces deux regroupements sont
assez bien structurés et dotés d’un fonds social pour aider les membres en
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cas de sinistres (intempéries, accidents en mer, perte de matériel, recherche
en cas de disparition en mer, décès,…). Le fonds est bâti sur une cotisation
journalière de ses membres grâce au prélèvement, à chaque débarquement
d’une caisse de 50 kg de poissons dont la vente sera versée audit fonds
social.

Les autres associations fonctionnent davantage comme des groupements d’intérêt
économique pour avoir des financements auprès des Mutuelles d’épargne sur la
base d’une caution solidaire.

La sécurité sociale est quasi inexistante dans l’ensemble des sites visités sauf pour
les pêcheurs de senne tournante, à cause de l’importance de leur matériel et de
leurs moyens financiers qui justifie leur meilleure prise de conscience par rapport
aux risques liés à leurs activités.Toutefois, il convient d’indiquer qu’il n’y a pas de
caisse de prévoyance retraite, d’assurance- maladie, d’assurance- vie ou Incendie
et Assurances Risques Divers (IARD) déclarée.

Tableau 12 : Affiliation à des organisations de pêcheurs selon le site de
débarquement

Site de débarquement oui non ND Ensemble % de oui
Mbour 3 20 0 23 13,0%
Joal 1 26 0 27 3,7%
Djiffer 0 15 0 15 0,0%
Foundiougne 3 12 0 15 20,0%
Missirah 1 15 0 16 6,3%
Gandiaye 0 4 0 4 0,0%
Cayar 21 26 0 47 44,7%
Fass Boye 1 21 0 22 4,5%
Lompoul sur mer 1 16 0 17 5,9%
St Louis Gokhou Bathie 1 14 0 15 6,7%
St Louis Guet Ndar 11 32 0 43 25,6%
Dakar Hann 12 29 0 41 29,3%
Rufisque Ndeppe1 6 7 0 13 46,2%
Rufisque Ndeppe2 0 1 0 1 0,0%
Rufisque Diokoul Kaw 3 12 0 15 20,0%
Autres 6 15 0 21 28,6%
Nd 0 4 1 5 0,0%
Total 70 269 1 340 20,6%
Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’affiliation des chefs d’unités de pêche varie en fonction des zones maritimes et
des types de pêche pratiqués. En effet, on note que les types de pêche les mieux
organisés sont la pêche à la senne tournante et, dans une moindre mesure, la
pêche à la ligne. Ce qui s’explique par le poids financier du premier groupe.


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Tableau 13 : Type de pêche et affiliation à des organisations de pêcheurs

Type de pêche oui non ND Ensemble % de oui
Ligne simple 27 65 0 92 29,3%
Ligne glacière 8 37 1 46 17,4%
Filet maillant 2 51 0 53 3,8%
Filet dormant 11 72 0 83 13,3%
Senne tournante 18 38 0 56 32,1%
Casier 1 2 0 3 33,3%
Autres 3 4 0 7 42,9%
Total 70 269 1 340 20,6%
Source : Enquête Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

II. 4 Relations des unités de pêche avec l’administration de la
pêche selon la région

L’instauration du permis de pêche depuis le mois de mars 2006 a connu un
développement différent selon les sites de pêche : accepté et payé sur la Grande
Côte puisque lié à l’obtention du bon pour l’essence de pirogue subventionnée, il est
peu répandu à Dakar, Rufisque et la Petite Côte (de Mbour à Missirah).

Tableau 14 : Situation du permis de pêche artisanale de 2006 à 2007

Décembre 2006 Juin 2007
Régions
Nombre de
pirogues
actives
Nombre
de
permis
délivrés
% de
permis
délivrés
Nombre
de
pirogues
actives
Nombre de
permis
délivrés
% de
permis
délivrés
Kaolack 86 62 72,1 86 62 72,1
Louga 114 68 59,6 114 98 86,0
Saint-Louis 1 342 626 46,6 1 342 713 53,1
Fatick 1 233 509 41,3 1 233 591 47,9
Ziguinchor 1 901 543 28,6 1 142 581 50,9
Thiès 3 521 856 24,3 3 521 895 25,4
Dakar 2 648 275 10,4 2 648 309 11,7
TOTAL 10 845 2 939 27,1 10 086 3 249 32,2
Source : Direction des Pêches Maritimes (DPM)

La situation fournie par la DPM à fin juin 2007 montre un niveau de pénétration des
permis assez mitigé qui tourne autour de 32,2%. Les taux les plus élevés sont au
niveau des régions de Louga (86%) et Kaolack (72,1%). La réticence des régions de
Dakar et de Thiès (Mbour, Joal), qui concentrent le plus grand nombre de pirogues
actives, mérite une attention particulière des autorités.
II.5 Difficultés rencontrées par les pêcheurs

Le manque d’infrastructures de conservation des produits halieutiques (chambres
froides), l’absence de quais aménagés dans certaines zones et l’enclavement du
site de débarquement posent des problèmes de valorisation, car les pêcheurs, faute
d’organisation, se trouvent livrés aux mareyeurs, aux revendeurs, appelés sur la
plage « lagalagal ou bana bana» et aux femmes transformatrices qui imposent
leurs prix. Il en est ainsi des zones comme Fass Boye où, malgré une pêche
fructueuse, les pêcheurs sont en général pauvres et les plus jeunes, souvent
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désoeuvrés sont attirés par l’émigration clandestine vers l’Europe (Espagne
notamment). Le même constat a été fait à Foundiougne et Djiffer.

Il convient de noter l’insuffisance, voire l’absence de station de vente de glace sur
les quais et l’inexistence d’ateliers de réparation pour les moteurs hors bords ainsi
que l’éloignement de charpentiers pour la construction et la réparation de pirogues.
La plupart des pêcheurs rencontrés à Dakar et sur la petite côte préfèrent aller
acheter leur pirogue en Gambie où les prix sont plus abordables qu’au Sénégal.

Les difficultés rencontrées au niveau de la pêche sont par ordre d’importance,
notamment (cf tableau n°28 en annexe) :

ƒ l’accessibilité aux matériels de pêche à cause de la cherté des coûts ;
ƒ l’utilisation abusive de certaines techniques de pêche pratiquées par des
navires industriels qui ratissent les fonds marins ;
ƒ l’écoulement des produits vers les marchés tant intérieurs qu’extérieurs ;
ƒ le manque d'organisation du collectif des pêcheurs.

Le tableau sur les accidents survenus en mer tiré du Bulletin d’information de
décembre 2006 du Programme de Gestion Intégrée des Ressources Marines et
Côtières (GIRMAC) montre une évolution des accidents survenus en mer depuis
2000. En effet, ces accidents peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs, à savoir :

ƒ la raréfaction de la ressource qui se traduit par un éloignement des zones de
pêche avec des mouillages des filets au-delà de la zone des 6-7 nautiques2 ;
ƒ le mauvais balisage des engins qui participe à la destruction d’engins de
pêche mal visualisés ;
ƒ l’étroitesse du plateau continental qui est partagé entre la pêche artisanale et
la pêche industrielle ;
ƒ l’ignorance des règles de route et de navigation par des pêcheurs qui
méconnaissent la réglementation internationale ;
ƒ l’absence d’équipements de sécurité adéquats lors de sorties en mer et
l’imprudence des acteurs;
ƒ le nombre important de chavirements constatés à partir de 2005 dû au
franchissement de la barre à Saint-Louis et au passage à l’embouchure du
fleuve Sénégal.

Le nombre de destruction d’engins est en baisse en 2005 et 2006 grâce au
renforcement de la surveillance dans la zone des 6-7 nautiques par la mise en place
d’un appareil VMS (une sorte de radar).







2 C’est la zone d’activité exclusive que la réglementation sénégalaise, en matière de pêche maritime, concède à
la pêche artisanale. Elle est comprise entre 0 et 6 ou 7 milles nautiques.
1 mille nautique = 1 852 mètres
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Tableau 15 : Accidents survenus en mer entre 2000 et 2006













Source : Programme GIRMAC / Direction des Parcs nationaux, Parc zoologique et forestier de Hann

Tableau 15bis : Pertes en vies humaines et en matériels survenues en mer
de 2000 à 2006

ANNEES Pertes en vies humaines
Pertes en matériels en
milliers de FCFA
2000 35 48 475
2001 43 42 685
2002 46 46 570
2003 15 63 044
2004 31 43 683
2005 63 140 010
2006 26 101 908
TOTAL 259 486 375
Moyenne/an 37 69 483
Source : Programme GIRMAC / Direction des Parcs nationaux, Parc zoologique et forestier de Hann


III. MAIN D’ŒUVRE ET MODE DE REMUNERATION DE LA PÊCHE
ARTISANALE

III.1 Main d’œuvre

Le nombre de pêcheurs pour les 288 unités retenues dans cette monographie
donne pour l’échantillon enquêté un effectif total de 2669 personnes.

La monographie de 2003 donnait un total de 4041 pêcheurs pour 180 unités
enquêtées, avec la structure suivante : 10% d’associés, 83% de salariés, 2%
d’apprentis et 5% d’aides familiaux. Comparativement à cette dernière, l’on note une
baisse notoire de la main d’œuvre par unité de pêche qu’il faudrait relier au contexte
particulier de l’émigration clandestine qui aurait touché beaucoup de jeunes
pêcheurs en 2006 et 2007. La structure de la main d’œuvre a beaucoup changé
avec 57,8% de salariés, 30,3% d’associés, 4,7% d’apprentis et 7,1% d’aides
familiaux.





ANNEES Destruction Engins Collisions Chavirements Total
2000 68 6 2 76
2001 55 1 6 62
2002 35 2 5 42
2003 51 2 5 58
2004 52 3 10 65
2005 14 20 41 75
2006 13 6 25 44
TOTAL 288 40 94 422
Moyenne/an 41,14 5,7 13,42 60,28
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Tableau 18 : Mobilité des unités de pêche selon l’origine et la zone de pêche

Zone maritime
Origine Thiès Fatick Dakar
Saint
Louis Louga Kaolack Total
Saint Louis 3 1 9 54 10 0 76
Thies 91 5 6 3 2 0 107
Dakar 17 0 50 4 0 0 71
Fatick 4 16 0 0 0 0 20
Kaolack 0 3 0 0 0 4 7
Louga 0 0 0 0 7 0 7
Total 115 25 65 61 18 4 288
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Cette mobilité de la main d’œuvre est encore plus sensible selon la zone de
campagne (voir tableau n°27 en annexe). Les unités de pêches originaires de la
région de St Louis (33,3%) sont en tête suivies de près par celles de Dakar (31,8%)
et de Thiès (24,2%) qui vont jusqu’aux pays voisins pour la pêche. Il s’agit
notamment de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée Bissau et de la République
de Guinée, particulièrement pour la pêche de senne tournante pour les deux
premiers pays et la ligne glacière pour les autres pays à cause de la distance qui les
sépare des sites de débarquement.

Les unités concernées par la mobilité de la main d’oeuvre sont différentes selon que
l’on s’intéresse à la zone de pêche ou à la zone de campagne, puisqu’il y a des
unités de pêche qui n’ont pas de zone de campagne.
III.4 Main d’oeuvre émigrée à bord des bateaux ramasseurs

Elle concerne les contrats collectifs passés entre les armateurs de bateaux de
rammasseurs, détenteurs de licences de pêche, de certains pays côtiers d’Afrique
et les pêcheurs sénégalais. Ces derniers, embarquent à bord desdits bâteux avec
leur pirogue et matériel, pour pêcher dans les zones économiques des pays ciblés,
pour le compte de ces amateurs.

Ces bâteaux ramasseurs sont le plus souvent de nationalité japonaise, chinoise,
coréenne, espagnole ou panaméenne. Le contrat actuel concerne d’une part, 35
propriétaires de pirogue et l’équipage, comprenant 15 pêcheurs pour chaque
pirogue, des navigateurs choisis parmi les marins sénégalais et d’autre part, les
armateurs de navires.

Les contrats sont généralement d’une durée de 12 mois renouvelables avec
plusieurs aller et retour pour les pêcheurs et les navigateurs (avec en moyenne 3
mois de séjour en mer, suivis de 10 à 21 jours de repos au Sénégal). Pour les
salaires, les pêcheurs sont payés à la tâche en fonction de la production de chaque
pirogue alors que pour les navigateurs, les salaires sont fixes et mensuels. Tous ces
détails sont contenus dans les termes du contrat qui est co-signé par le Service
Régional des Pêches Maritimes de Saint-Louis, le représentant des piroguiers et
l’armateur. Il est prévu qu’un agent du Service régional des Pêches maritimes
accompagne le navire au moins une fois dans l’année pour vérifier le respect du
contrat et les conditions de vie dans le navire ; ce qui est respecté au niveau de
Saint -Louis.
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IV. VALEURS ET QUANTITES DEBARQUEES

La production débarquée de l’échantillon enquêtée est évaluée à 70 727 tonnes
d’une valeur de 6,478 milliards FCFA. Les espèces les plus pêchées sont : la
sardinelle qui représente à elle seule 80,1% de la production en quantité, suivie du
chinchard-diai (3,5%) confirmant la structure observée en 2003, avec la première
monographie sur la pêche artisanale. (Voir en annexe les tableaux 29, 30, 31 et 32).

A cause de la période d’enquête qui a eu lieu au mois de mars 2007, les pêcheurs
de mollusques n’ont pas été enquêtés à Kaolack alors que sur la Petite Côte et à
Rufisque, des pêcheurs de mollusques ont fait l’objet d’entretien.

La zone de Dakar (39,4%) est la première région de débarquement, suivie par celle
de Thiès (28,15%) et celle de Saint-Louis (26,9%). Les trois régions représentent
84,5% du total des quantités des produits halieutiques (cf. tableaux n°30 et 32 en
annexe).

V. ECOULEMENT DES PRODUITS
V.1 Type de marché

Les produits de la pêche en quantité sont vendus directement à hauteur de 74,8%
aux mareyeurs, puis à 18,4% au marché local, notamment aux « lagalagal ou bana
bana » et seulement 3,5% aux industriels et moins de 1% en haute mer. Les
mareyeurs sont les intermédiaires incontournables entre les pêcheurs, d’une part,
les industriels et le marché local, d’autre part.

Tableau 19 : Répartition des quantités vendues selon la destination

Type Part en%
Part Mareyeurs 74,8
Part Industriels 3,5
Part Marché Local 18,4
Part Haute Mer 1,0
Autres 2,3
Total 100,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

V.2 Part vendue aux femmes transformatrices

Les pêcheurs ont l’habitude de vendre certaines espèces de poissons très prisées
pour la transformation (en poisson fumé ou poisson sec) aux femmes ou d’autres
espèces quand le poisson est abondant. Toutefois, le prix de cession aux femmes
transformatrices est peu incitatif. Au total, 182 unités de pêcheurs ont eu à vendre
271 tonnes de poissons aux femmes transformatrices pour une valeur de 1.253.300
FCFA.



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Tableau 20 : Part vendue aux femmes transformatrices

Quantité Valeur en F CFA
Nombre d'unités de pêche ayant vendu 182 -
Vente moyenne par unité de pêcheurs 1 490 Kg 6 886
Total des ventes aux femmes 271 210 Kg 1 253 300
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 21 : Transbordement

Quantité Valeur en FCFA
Nombre d'unité 6 -
Moyenne par unité de pêche 411 179 Kg 8 674 500
Total de l'échantillon 2 467 076 Kg 52 047 000
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

L’enquête a montré que seules 6 unités de pêche ont procédé au transbordement
de produits de la pêche artisanale d’une quantité de 2 467 tonnes pour une valeur
de 52.047.000 FCFA au cours de l’année 2007. C’est un taux marginal puisqu’il ne
fait que 1,8% de l’échantillon.

VI. PRIX DES PRODUITS

Cette monographie a permis d’identifier plus de 60 espèces de poissons parmi
celles exploitées couramment au Sénégal et classées en deux catégories, à savoir
nobles et ordinaires, dont les prix varient en fonction de plusieurs facteurs (type
d’espèce, localité, saison, …)

Les prix moyens des espèces nobles (mérous, brochets, dentés,…) varient en
période d’abondance de 1021 FCFA le kg pour le kheusew à 6167 FCFA le kg de
diaragne – dantex en période de rareté. Pour les espèces ordinaires, les prix
moyens en période d’abondance vont de 50 FCFA le Kg pour plat-plat (le lagna-
lagna), 100 FCFA pour la sardinelle à 964 FCFA pour le chinchard (diaï).

Les poissons nobles sont capturés par les pêcheurs de ligne simple au large de l’île
de Gorée ou de Cayar ou encore par des pêcheurs de ligne glacière ou de marée,
souvent dans des pays limitrophes dont ils ont la licence (Guinée Bissau, Guinée
Conakry, Sierra Leone ou Mauritanie). Ces derniers mettent entre 3 et 15 jours pour
faire l’aller- retour et débarquer leurs produits à Dakar.

Le problème des licences de pêche avec la Mauritanie et la Guinée Bissau a été
soulevé par les pêcheurs aussi bien à Guet-Ndar qu’à Hann-Plage. Les 270
licences octroyées par la Mauritanie ont été boudées en 2007 par les pêcheurs de
Guet Ndar qui n’y trouvaient pas leur compte à cause des conditionnalités. Ainsi,
seuls 6 mois sur 12 sont autorisés pour la pêche aux pirogues de senne tournante
détentrices de licence avec l’obligation pour chacune de débarquer au moins 25%
de la production en Mauritanie (pour approvisionner le marché) et de ne prendre
aucune espèce de poisson noble, alors que la redevance fixée est jugée exorbitante
par les pêcheurs (350 000 à 500.000 F CFA selon la longueur de la pirogue).

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Les pêcheurs voudraient que les prochains accords de pêche avec ce pays soient
négociés en leur présence pour préserver leurs intérêts et sur une durée plus
longue comme cela se passe avec la Guinée Bissau. La redevance est plus chère
dans ce pays, mais le pêcheur y exerce librement son activité (pas de restriction de
zone de débarquement ou d’espèces) pendant 12 mois même s’il doit payer entre
700.000 et 800.000 FCFA pour avoir la licence.

VII. EQUIPEMENT ET MODE DE FINANCEMENT DE LA PECHE
ARTISANALE

Les principaux investissements de la pêche artisanale sont les pirogues, les
moteurs, les filets et les autres équipements (les GPS, les sondeurs,...).

VII.1 Pirogues

La pêche artisanale est pratiquée essentiellement au moyen de deux types de
pirogues : les pirogues motorisées et les pirogues à rame. Elles représentent au
moins 42% de l’investissement total.

Les 288 unités de pêche disposent de 351 pirogues à moteur et de 13 pirogues à
rames, du fait que les pêcheurs qui pratiquent la senne tournante disposent en
général de 2 pirogues (l’une pour le filet et l’équipage, l’autre pour les captures).
Ces pirogues motorisées coûtent en moyenne chacune à l’achat 1.613.735 FCFA et
celles à rames 317.923 FCFA.

Les pirogues à moteur appartiennent essentiellement aux chefs d’unités de pêche
(84%) et les 16% restants sont issus de prêt ou de propriété partagée, en général
des membres de la famille. La presque totalité des pirogues à rames sont de
propriété personnelle (99%). La durée de vie moyenne d’une pirogue motorisée est
de 6 ans et celle des pirogues à rames 4 ans. Leur coût moyen annuel de
renouvellement est respectivement de 383. 993 FCFA et 56. 555 FCFA.
VII.2 Moteurs

Les moteurs représentent 30% de l’investissement avec pour les 474 répertoriés, un
coût d’achat total de 381.235.500 FCFA. Certaines pirogues disposent de deux
moteurs surtout pour les pêcheurs qui font plusieurs jours en mer. Le prix d’achat
moyen d’un moteur est de 1.518.237 FCFA (à noter qu’un moteur neuf de 15 CV
coûte 1.050.000 FCFA et celui de 40 CV vaut 1.800.000 FCFA).

Ces moteurs appartiennent pour la plupart aux chefs d’unité de pêche (84%) et les
16% sont en location, prêtées ou de propriété partagée. La durée de vie moyenne
d’un moteur est de plus de 6 ans et son coût moyen de renouvellement est de 270
520 FCFA.
VII.3 Filets

Les filets représentent 25% de l’investissement et un coût d’achat global de
350.105.500 FCFA pour les 288 unités retenues finalement pour la production. Ils
diffèrent d’un type de pêche à un autre de par leur dimension. Le coût moyen d’un
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filet est de 1.942.586 FCFA. Les trois quarts des filets sont d’appartenance
personnelle et le quart restant est en location, prêt ou en propriété partagée. La
durée de vie moyenne d’un filet est d’environ 5 ans et son coût moyen de
renouvellement est de 1,11 million de FCFA.
VII.4 Autres équipements : GPS, sondeurs

Les autres équipements font une valeur globale de 32 millions de FCFA pour un
coût d’achat moyen de 290 000 FCFA. Ils ont une durée de vie moyenne de plus de
7 ans et concernent généralement des appareils de précision tels que les sondeurs
ou les GPS, très utiles pour la pêche sous-marine ou en haute mer. Leur coût de
renouvellement moyen est assez élevé et tranche d’avec le reste des équipements
puisqu’il est de près de 300 000 FCFA.

Tableau 22 : Type d’équipements selon les coûts d’achat,
de renouvellement et la durée de vie

Type d’équipements Nombre
Coût
d’achat en
millions de
FCFA
Prix d’achat
moyen en
millions de FCFA
Pirogues à moteur 351 445 1,61
Pirogues à rames 13 4 0,32
filets 2 436 350 1,94
moteurs 474 381 1,52
autres 1 436 32 0,29
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 22 (suite): Type d’équipements selon les coûts d’achat,
de renouvellement et la durée de vie

Type
d’équipements
Durée de vie
moyenne
Coût de
renouvellement
Coût moyen
renouvellement
Pirogues à
moteur 6,19 ans 115 0,44
Pirogues à
rames 3,82 ans 0,51 0,05
filets 5,59 ans 179 1,15
moteurs 6,82 ans 62 0,27
autres 7,53 ans 104 0,370
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007


La plupart des pêcheurs (71,7% en 2006) utilisent des gilets de sauvetage.
Toutefois, il convient de noter une nette différence d’utilisation de gilets de
sauvetage d’une région à l’autre. Les régions de Dakar, Saint Louis, Thiès, Louga et
Ziguinchor ont plus de 70% de taux d’utilisation des gilets, tandis que celles de
Fatick, Matam et Kolda ont à peine 50% d’utilisation. La région de Kaolack est
marquée par une quasi-inexistence de l’utilisation du gilet de sauvetage.
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VIII. COMPTES DE PRODUCTION ET D’EXPLOITATION
DE LA PECHE ARTISANALE
VIII.1 Compte de production

Le compte de production de l’échantillon dégage une valeur ajoutée de 4,647
milliards avec une production de 6,478 milliards de FCFA et des consommations
intermédiaires de 1,831 milliards de FCFA..

Pour passer du compte de production de l’échantillon au compte de production de
l’ensemble de la pêche artisanale, un taux d’extrapolation égal à 22 a été utilisé.
C’est le rapport entre le nombre de pêcheurs artisanaux au Sénégal (59 428) en
2006, répertorié par la Direction des Pêches Maritimes et le nombre de pêcheurs de
l’échantillon considéré pour la production (2669).

Cette extrapolation donne une production nationale d’une valeur de 144,243
milliards de FCFA et des consommations intermédiaires de 40,775 milliards de
FCFA, soit une valeur ajoutée de 103,468 milliards de FCFA. Par déduction, un
coefficient technique de 0,28 en découle, ce qui est conforme aux résultats issus de
la comptabilité nationale, puisque le coefficient utilisé actuellement est de 0,26.
Comparativement à la monographie de 2003, il y a une création nette de richesse
sur la pêche artisanale qui avait alors une valeur ajoutée de 74 milliards de FCFA
et un coefficient technique pour les consommations intermédiaires (CI) de 0,24.

L’examen de la structure des consommations intermédiaires montre une
prédominance des dépenses de carburant (52%), suivie par la nourriture (15,4%),
les entretiens/ réparations (10,4%), l’achat de glace (7,2%) et les appâts (6,6%). Le
gaz, le transport, la location de matériel et l’assurance occupent de faibles
proportions, ressortant respectivement à 2,9%, 1,9%, 0,04%, et 0,01%.

Les comptes par unité de pêche dégagent une valeur ajoutée de 16,368 millions de
FCFA et un excédent net d’exploitation de 8,932 millions de FCFA (Cf. Pages 52-53
Tableau 34-36 en annexe). Ce résultat est en deçà de ce qui était trouvé dans la
première monographie de 2003 puisque la valeur ajoutée était de 30 millions de
FCFA par unité de pêcheurs. Ceci doit être mis en relation avec la baisse de la
production par unité de pêche, d’une part, et l’augmentation des dépenses de
consommations intermédiaires surtout du fait de la flambée des prix du pétrole,
nonobstant la subvention accordée à l’essence des pirogues à moteurs destinées à
la pêche, d’autre part.

Avec les comptes-types par pirogue, la valeur ajoutée est estimée à 12,950 millions
de FCFA et l’excédent net d’exploitation à 7,067 millions de FCFA (Cf. Pages 53-54
Tableaux 35 à 37 en annexe). L’examen des comptes-types par pirogue confirme le
constat puisque dans la première monographie la valeur ajoutée par pirogue était de
20 millions de FCFA et l’excédent net de 2,8 millions de FCFA. Cettte baisse de la
valeur ajoutée par pirogue résulterait d’un repli de l’activité. Toutefois, la réduction
des effectifs, plus que proportionnelle, traduit une plus forte productivité qui a
engendré un excédent net d’exploitation plus important par pirogue.


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26

ƒ les différents éléments que sont les salaires, les dons, les taxes, les impôts et la
valeur des gilets de sauvetage obtenus avec l’échantillon sont multipliés par le
taux d’extrapolation de 22 basé sur le nombre moyen de pêcheurs ;
ƒ la consommation de capital fixe, la valeur des pirogues, des moteurs et des filets
ont été multipliées par 26 qui est le rapport entre le nombre de pirogues motorisés
de l’échantillon et le nombre de pirogues–moteurs au niveau national.

Tableau 26 : Compte d'Exploitation de la pêche artisanale Extrapolée


Montant
(en millions de FCFA) %
Valeur Ajoutée 103 468
Subvention -
Total 103 468 100
Salaires 30 218 29,21
Dons 4 640 4,48
Consommation de capital fixe 11 930 11,53
Taxes 912 0,88
Impôts 156 0,15
Total 47 857 46,25
Excédent Net d'Exploitation 55 611 53,75
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007









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27

CONCLUSION

La présente monographie a permis de mettre en exergue les atouts de la pêche
artisanale au Sénégal, notamment les richesses générées, les emplois créés et les
qualités professionnelles de la main d’œuvre « pêcheurs ».

Toutefois, le secteur reste marqué par des contraintes liées au faible niveau
d’instruction des pêcheurs et leur manque d’organisation qui se répercutent sur la
productivité de la pêche artisanale qui aurait pu davantage profiter à l’économie
nationale, en général, et aux pêcheurs artisanaux, en particulier. Il convient de noter
le faible niveau d’encadrement technique des pêcheurs par l’administration de la
pêche qui gère plus les centres de pêche que les pêcheurs. Ces derniers
gagneraient beaucoup à être formés en matière de développement durable, c’est-à-
dire à la gestion et à la conservation des ressources halieutiques dont certaines sont
menacées de disparition.

Des efforts notables ont été notés dans la prévention des accidents en mer,
notamment par la dotation en équipements de haute précision pour la surveillance
des pêches et de la mise à disposition des gilets de sauvetage.

Enfin, des séances de renforcement de capacités des jeunes pêcheurs en matière
de gestion devraient aussi être systématisées pour les aider à mieux gérer les
recettes tirées de la pêche artisanale qui sont le plus souvent gaspillées au retour
des campagnes de pêche.













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28













ANNEXES


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29

Annexe 1 : Questionnaires


MONOGRAPHIE SUR LA PECHE ARTISANALE ET LA FORET



Partie 1 Guide d’entretien « unité de pêcheurs »




La présente enquête est menée conformément à la loi n° 2004. 21 du 21 Juillet 2004,
Portant organisation des activités statistiques
- / -
L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, vous remercie de votre
collaboration.
Les renseignements que vous nous fournirez ne sauraient en aucun cas être
utilisés à des fins de contrôle fiscal ou de répression économique.

Sitweb: http://www.ansd.org


N° questionnaire :








Nom(s) et Prénom(s) du répondant :………………………………………………

Site de débarquement :……………………………………………………………

Date de l’entretien (jj/mm/aaaa) :………/……/……/ 2007……………………….

Nom de l’enquêteur :………………………………………………………………..


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30

1. Identification

Raison Sociale : ………………………………………………………………………………………
Type d’organisation :……………………………………………………. |___|___|
Entreprise individuelle codée…1 Entreprise familiale …2 Autres à préciser …. …5
Groupement d’intérêt économique (GIE) codé…3 La coopérative codée…….4
Adresse de l’unité de pêcheur : …………………………………………………………………………
Prénoms et Nom du responsable de l’unité de pêcheurs : ………………………………………………
Origine : ………………………………………………………………………………………………
NINEA oui=1 non=2 |___|
Si oui, N° |___|___|___|___|___|___|___|
|___|___|___|
Age |___|___|
Sexe
|___|
Niveau d’instruction …………………………………………………… |___|
Aucun 0 Niveau primaire 1 Niveau secondaire 2 Niveau supérieur 3 Arabisant 4
Ethnie
|___|
1. Wolof 2. Lébou 3. Sérère
4. Diola 5. Manding / Socé 6. Soninké / Sarakolé
7. Mandjag / Balante 8. Pular 9. Autres ethnies
Situation matrimoniale |___|
Marié = 1 Célibataire = 2 Veuf = 3 Divorcé = 4 autre = 5
Nombre d’épouses |___|___| Nombre d’enfants |___|___|

1. Depuis quand avez vous commencé vos activités de pêche ? (Année) |___|___|___|___|

2. Quel type de pêche exercez-vous ? |___| |___| |___|
- Ligne glacière ou ligne simple = 1 - Casiers = 5
- Filet maillant = 2 - Palangres = 6
- Filet dormant = 3 - Autres (à préciser) = 7
- Senne tournante = 4

3. Dans quelle zone pêchez- vous principalement ? |___|___|

4. Quelle est votre zone de campagne ?
|___|___|

5. Quelle est votre source d’approvisionnement en carburant : |___| |___| |___|
Sans objet = 0 station d’essence = 1 station spécialisée = 2 autre (à préciser) = 3

6. Disposez-vous ? Oui = 1 Non = 2
- D’un atelier de réparation ? |___| - D’une station de vente de glace ? |___|
- D’autre chose ? (à préciser) …………………………………………………………….. |___|

7. Quelle est la durée moyenne de vos sorties en mer (jours) ? |___ |___|___|
Les produits de votre pêche vous les vendez : |___|
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31

- Aux mareyeurs ? ……. 1 Part% …………… ?
- Aux industriels (les usines de transformation) ? ….. 2 Part% …………… ?
- Au niveau du marché local ? ……… 3 Part% …………… ?
- En haute mer ? ………4 Part% …………… ?

8. Informations sur les parties de pêche :
- Rythme : Maximum = 1 Moyen = 2 Minimum = 3
Octob. Novem. Décem. janvier février mars avril mai juin juillet août sept

|___|

|___|

|___|

|___||

|___|

|___|

|___|

|___|

|___|

|___|

|___|

|___|

- Estimation des ventes annuelles (en milliers de F CFA)
Maximun Minimun


9. Débarquement moyen par entreprise
Produits Périodicité Unités Quantités Nombre de
débarquements/mois
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
Basse saison
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
Moyenne saison
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
Haute saison
|___| |___|

Jour =1 semaine=2 2 semaines=3 mois=4 trimestre =5 semestre= 6 an =7


10. Procédez- vous par moment à des transbordements avec des bateaux en haute mer ? |___|
Oui = 1 Non = 2
Si oui pouvez-vous évaluer les quantités et les valeurs ?
11. Quantité ………….. .. ………….………. fréquence |___|

Valeur ……………………………
Jour =1 semaine=2 2 semaines=3 mois=4 trimestre =5 semestre= 6 an =7
12. Vous arrive-t-il de vendre vos produits aux femmes transformatrices ? |___|
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32

Oui = 1 Non = 2
Si oui pouvez-vous évaluer les quantités et les valeurs ?
13. Quantité ………….. .. ………….………. fréquence |___|
Valeur ……………………………

14. Et quand le poisson se fait rare, y a t-il un écart important entre les prix des différentes espèces ?
Oui = 1 Non = 2 |___|
Si oui, déterminer les fourchettes de prix des différentes espèces en cas de rareté ou d’abondance :

Espèces Unité PRIX en rareté (FCFA) PRIX en abondance (FCFA)
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|
|___|___|

15. Etes- vous affilié à une organisation de pêcheurs pour la prise en compte de vos revendications et pour
la défense de vos intérêts ? Oui = 1 Non = 2 |___|
Si oui laquelle ? ……………………………………………………………………. |___|
16. Quelles difficultés rencontrez vous au cours de votre activité de pêcheur ?
Ces difficultés sont elles liées : Oui = 1 Non = 2

Difficultés
* à l’accessibilité du matériel de pêche eu égard aux coûts ? |___|
* au manque d’organisation du collectif exerçant dans le milieu ? |___|
* à l’écoulement des produits vers les marchés (intérieur et extérieur) ? |___|
* à l’accessibilité à certaines zones du domaine maritime ? |___|
* à l’utilisation abusive de certaines techniques de pêche utilisées par des navires
industriels ?
|___|
* Accès aux licences de pêche ? |___|
* Autres difficultés à préciser ? ……………………………………………… |___|
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33

17. Débarquement de la dernière sortie en mer

Espèces
Périodicité
Quantité
(kg)
Prix de vente
(FCFA/kg)
Valeur
(milliers FCFA)
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|
|___|___| |___|






Production
vendue
|___|___| |___|
Autoconsommations |___|
Dons en nature |___|
TOTAL
Périodicité : Jour = 1 Semaine = 2 Quinzaine = 3
Mois = 4 Trimestre = 5 Semestre = 6 An = 7

18. Dépenses concernant l’activité de pêche.

Type de dépenses Périodicité Valeur (milliers FCFA)
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
|___| |___|
Total
Voir en annexe les codes de types de dépenses
Périodicité : Jour = 1 Semaine = 2 Quinzaine = 3
Mois = 4 Trimestre = 5 Semestre = 6 An = 7

19. Combien de jours êtes vous restés sans exercer vos activités de pêche ? |___|___|___|
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35

23. Que vous reste-il après avoir touché les recettes du débarquement et payé les dépenses d’exploitation ?

Valeur (millier de F CFA)
Basse saison
Moyenne saison
Haute saison
TOTAL

24. Mode de financement de la pêche artisanale

Nature du financement Valeurs (milliers FCFA)
|___|
|___|
|___|
|___|
|___|
Total

Fonds propres = 1 Prêt bancaire = 2 Micro crédit = 3
Mareyeur = 4 Cofinancement = 3 Crédit bail = 4
Subventions = 5 Autre (à préciser) …………………………… = 6


25. Comment le repos biologique est il perçu par le pêcheur ? |___|

Une bonne chose = 1 Une contrainte majeure (manque à gagner) = 2
Autre raison (à préciser) = 3

Si réponse = 2, préciser le montant du manque à gagner : ……………………………………………
Si réponse = 3, préciser ………………………………………………………………………… |___|

OBSERVATIONS


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36



MONOGRAPHIE SUR LA PECHE ARTISANALE ET LA FORET



Partie 2 Guide d’entretien « Direction des Pêches
Maritimes »



La présente enquête est menée conformément à la loi n° 2004. 21 du 21 Juillet 2004,
Portant organisation des activités statistiques
- / -
L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, vous remercie de votre
collaboration.
Les renseignements que vous nous fournirez ne sauraient en aucun cas être
utilisés à des fins de contrôle fiscal ou de répression économique.

Sitweb: http://www.ansd.org



N° questionnaire :











Nom(s) et Prénom(s) du répondant :………………………………………………

Fonction : …………………………………………………………………………….

Date de l’entretien (jj/mm/aaaa) :………/……/……/ 2007……………………….

Nom de l’enquêteur :………………………………………………………………..


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37

Identification

Structure : …………………………………………………………………………………………….
Adresse : ……………………………………………………………………………………………..
Téléphone : ………………………………………………….

26. Quel est le volume d’espèces débarquées (en tonnes) et leur valeur par région pour la pêche artisanale
ces trois dernières années ?
Poissons = 1 Crustacés = 2 Mollusques = 3

2004 2005 2006 Régions Espèces
Quantité Valeur Quantité Valeur Quantité Valeur
1
2
3
Dakar
Total
1
2
3
Thiès
Total
1
2
3
Saint -
Louis
Total
1
2
3
Ziguin.
chor
Total
1
2
3
Louga
Total
1
2
3
Kaolack
Total
1
2
3
Fatick
Total
1
2
3
Sénégal
Total





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38

27. Quel est le nombre de pêcheurs et d’unités de pêcheurs par région ces 3 dernières années ?


2004 2005 2006
Régions Nombre de
pêcheurs
Nombre d’unités
de pêcheurs
Nombre de
pêcheurs
Nombre d’unités
de pêcheurs
Nombre de
pêcheurs
Nombre d’unités
de pêcheurs
Dakar


Thiès


St-Louis


Ziguinchor


Louga


Kaolack


Fatick


Sénégal




28. Quel est le nombre de pirogues actives par région ces 3 dernières années ?
2004 2005 2006
Régions Pirogue de
mer
Pirogue de
fleuve
Pirogue de
mer
Pirogue de
fleuve
Pirogue de
mer
Pirogue de
fleuve
Dakar

Thiès

St-Louis

Ziguinchor

Louga

Kaolack

Fatick

Sénégal


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29. Nombre de pénalités enregistrées et de permis de pêche délivrés par région en 2006.

Régions

Pénalités enregistrées Permis de pêche délivrés
Dakar


Thiès


St-Louis


Ziguinchor


Louga


Kaolack


Fatick


Sénégal



30. Répartition des licences de pêche octroyées par les pays voisins par région en 2006

Nombre de
licences par
région
Mauritanie Guinée Bissau Guinée Autres
Dakar


Thiès


St-Louis


Ziguinchor


Louga


Kaolack


Fatick


Sénégal


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40

Répartition des gilets mis en place et acquis par les pêcheurs en 2006

Régions Gilets disponibles Gilets acquis

Dakar


Thiès


St-Louis


Ziguinchor


Louga


Kaolack


Fatick


Sénégal



OBSERVATIONS
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Annexe 2 : Manuel de codification








MONOGRAPHIE SUR LA PECHE ARTISANALE ET LA FORET




Manuel de codification

sur la Monographie de la pêche artisanale et de la forêt

à l’intention de l’enquêteur



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I. Définition des concepts de base

L’unité pêcheur est l’entreprise qui organise l’activité de pêche
Raison sociale est la dénomination (nom) de l’entreprise.

Le type d’organisation concerne le statut juridique de l’entreprise.
Les caractéristiques personnelles demandées sont celles du responsable de l’unité de
pêche ou de l’exploitation forestières, notamment l’age, le sexe, le niveau d’instruction,
l’ethnie, la situation matrimoniale, le nombre d’épouses ou d’enfants.

Un aide familial est différent d’un apprenti, même si tous les deux n’ont pas de salaire, la
vraie différence est la prise en charge totale de l’aide familial alors que l’apprenti est
seulement intéressé à la tâche ou lors de certains évènements (Tabaski, Korité, Tamkharite
ou autres) dans la question 20.

Un associé ou un compagnon est un partenaire de l’entreprise dans la constitution du
capital tandis qu’un salarié est un employé de l’entreprise.


Pour la partie 2 de la monographie destinée à la Direction des Pêches Maritimes
(Rien à signaler)

Pour la partie 4 de la monographie destinée à la Direction des Eaux et Forêts
(Rien à signaler)

Pour la partie 3 destinée à l’exploitant forestier

Le Sourgha est un employé saisonnier payé en partie en nature et en partie en espèces et
ne concerne que l’explotation forestière : coupe de bois, manutention du bois, charbonnage
et manutention du charbon


II. Codification

L’agent enquêteur devra utiliser un crayon noir pour reporter le codage assigné aux
variables.

2.1 Identification

Le type d’organisation fait référence ici pour la pêche artisanale aux structures
suivantes :
• Entreprise individuelle codée…1
• Entreprise familiale …2
• Groupement d’intérêt économique (GIE) codé…3
• La coopérative codée…….4
• Autres à préciser …. …5

L’âge est codé sur 2 positions de 01 à 99 ans

Le niveau d’instruction aussi correspond aux modalités suivantes :
Aucun …….0
Primaire …..1
Moyen……. 2
Supérieur….3
Arabisant ….4
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L’ethnie comprend les 9 modalités indiquées sur le questionnaire
La situation matrimoniale comprend les 4 modalités ciblées
Le nombre d’épouses est en deux positions de 01 à 99.
La périodicité est codifiée comme suit
Jour =1 semaine=2 2 semaines=3 mois=4 trimestre =5 semestre= 6 an =7
Pour le mode de financement, codifier ainsi
Fonds propres = 1 Prêt bancaire = 2 Micro
crédit = 3
Mareyeur = 4 Cofinancement = 3 Crédit bail
= 4
Subventions = 5

2.2 Pour le questionnaire réservé à l’unité de pêcheurs
A la question 3, « quelle type de pêche exercez-vous ? » La réponse peut être unique ou
multiple selon la saison ou la zone de pêche

A la question 7, si oui à Autre chose, alors préciser quel autre type d’infrastructures

La durée moyenne des sorties est sur 3 positions car compris entre 1 et 365jours.

La question 9 comprend les 4 modalités prévues dans le questionnaire.

A la question 10, répondre pour chaque mois par le rythme correspondant à l’activité de
pêche, 1 si c’est le niveau maximum, 2 si c’est le niveau moyen et 3 si c’est le niveau
minimum.
A la question 17, il faudra citer par ordre d’importance les 8 premières espèces pêchées
et vendues en précisant la périodicité qui peut varier de 1 jour à 1 an, soit 7 modalités.

Pour la question 19 relative aux dépenses de fonctionnement, voici la codification

Type de dépenses Code
Appâts = 1
Nourriture équipage = 2
Gaz = 3
Carburant = 4
Transport = 5
Location de matériel = 6
Gilet de sauvetage = 7
GPS = 8
Achat de glace = 9
Entretiens/Réparations = 10
Assurances = 11
Cotisations sociales (IPRES,
CSS)
= 12
Autres charges ……………… = 13
Impôts = 14
Taxes (Patentes, autres …..) = 15
Rémunérations = 16
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Au niveau de la question 21 sur les équipements et investissements, préciser
l’appartenance selon 3 modalités, à savoir : Propriété personnelle =1 Location = 2
Prêt ou propriété partagée = 3
Préciser aussi la date d’achat de l’équipement en mois et année.

La question 25 « comment le repos biologique est perçu ? », si la réponse est une
contrainte majeure, alors préciser le montant du manque à gagner

Pour la codification des espèces halieutiques voir en annexe.

Pour la partie 2 de la monographie destinée à la Direction des Pêches Maritimes
(Rien à signaler)
Pour la partie 4 de la monographie destinée à la Direction des Eaux et Forêts
(Rien à signaler)

Pour la partie 3 destinée à l’exploitant forestier

Tout ce qui a été fait pour la pêche sur l’identifiant reste valable pour le questionnaire de la
forêt.

La question 5 va être codifiée après le remplissage des zones d’exploitation par la DEF
pour avoir un menu déroulant
Pour chaque questionnaire des observations sont attendues pour éclairer l’exploitation et
plus tard l’analyse des résultats.

Pour les questions 9a, 9b, 9c
9a. Si l’activité est la chasse : voici la codification
Principales espèces
chassées
Code
Gangas 1
Canards 2.
Francolins 3
Colombidés 4
Phacochères 5
Pintades 6
Lion 7
Poule de Roche 8
Oie Gambie 9
Hippotrague 10
Lièvre 11
Caille 12
Pigeons 13
Tourterelle 14
Buffle 15
Autres 16










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9b. Si l’activité est la cueillette, voici la codification
Principaux produits cueillis Code
Balais 1
Dankh 2
Ditakh 3
Diguidie 4
Ecorce 5
Feuilles de Ronier 6
Fruit de Ronier 7
Feuilles diverses 8
Gingimbre 9
Gomme arabique 10
Gomme mbepp (lalo) 11
Gowe 12
Gousse nep nep 13
Huile de palme 14
Jujube 15
Karite 16
Kougham 17
Madd 18
Miel 19
Nete , néré ou oule 20
Netetou 21
Pain de singe 22
Piment noir 23
Racine 24
Solom 25
Soump 26
Tamarin 27
Toll 28
Vin de Cajou 29
Vin de palme 30
Autres 31

9c. Si l’activité est la production de bois, voici la codification

Nature de l’espèce de bois produite Code
Bois de chauffe 1
Biomasse
Charbon de bois 2
Kapotier 3
Caïlcédrat 4
Linké 5
Fromager 6
Dimb 7
Santan 8
Bois d’oeuvre
Autres 9
Venes mortes 10
Palmiers et roniers morts 11
Dimbs morts 12
Bois artisanal
Autres 13
Crinting 14
Tiges de bambou 15 Bois de service
Autres 16
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47
La Codification des espèces halieutiques est la suivante

Espèces Nom local Code Espèces Nom local Code
POISSONS CRUSTACES
Barracuda Seudeu 1 Cigale de mer Cigale 27
Brochet Seudeu 2 Crabe ou Callinectes Gnankar 28
Capitaine
Ndiané / Siket Mbao /
Thiekem
3 Crevette Sipâh 29
Carangue Saka / Cafang / Lagna 4 Langouste Soum /Langouste 30
Carpe Sompate 5 Autres crustacés 31
Chinchard Diaï 6
Daurade Banda / Waragne 7
Espadon Espadon 8
Ethmalose Cobo / Obeu 9
Machoiron Kong / Sèce / Bilique / Yess 10 MOLLUSQUES
Maquereau Ndioundeu 11 Calamar Calamar 32
Merou Thiof / Doï 12 Cardium Pagne 33
Mulet Guiss 13 Coque Coque 34
Murène Siik 14 Cymbum Yett 35
Ombrine Niaw nekh 15 Huitre Yokhoss 36
Otholithe Feuteu 16 Murex Touffa 37
Pagre Yenneu 17 Poulpe Yankar 38
Poisson perroquet Bounfoki 17 Seiche Yeredeu 39
Poisson sabre Talar 18 Autres mollusques 40
Rouffle africain Kassaw 19
Requin Gaïndé guetj 20
Sardinelle Yaboy 22
Sole Nderere 23
Tassergal Ngott 24
Thon Thon 25
Tilapie Wass 26
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Annexe 3 : Tableaux annexes sur la monographie

Tableau 27 : Mobilité des unités de pêche selon l’origine et la zone de campagne

Zone de campagne
Région
d’origine Thies
Zchor
(Kafou
n tine) Fatick Dakar
Saint
Louis Louga Gambie
Mauri
tanie
Guinée
Cona-
kry

Guinée
Bissau
Total
Saint
Louis 17 0 1 3 7 11 0 26 1 1 67
Thies 60 2 5 9 1 0 6 1 0 1 85
Dakar 34 1 0 9 3 0 2 1 0 2 52
Fatick 0 0 8 0 0 0 1 0 1 0 10
Kaolack 0 0 3 0 0 0 0 0 0 0 3
Louga 1 0 0 0 0 1 0 3 0 0 5
Autres
régions 9 1 13 1 0 1 1 1 0 1 28
Non
réponse 10 0 5 4 0 1 0 0 0 0 30
Total 131 4 35 26 11 14 10 32 2 5 288
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 28 : Difficultés rencontrées

oui non ND Total
Difficulté Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %

accessibilité du
matériel de pêche
eu égard aux coûts 321 95,82 12 3,58 2 0,60 335 100
manque
d'organisation du
collectif exerçant
dans le métier 212 63,28 119 35,52 4 1,19 335 100
écoulement des
produits vers les
marchés 215 64,18 117 34,93 3 0,90 335 100
accessibilité à
certaines zones du
domaine maritime 191 57,01 141 42,09 3 0,90 335 100
utilisation abusive à
certaines techniques
de pêche utilisées
par des navires
industriels 251 74,93 76 22,69 8 2,39 335 100
accès aux licences
de pêche 169 50,45 158 47,16 8 2,39 335 100
Autres difficultés 124 37,01 175 52,24 36 10,75 335 100
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007








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Tableau 29 : Répartition des espèces en valeur et quantité
Valeur Quantité

Espèces
en FCFA en % N°
Espèces
en Kg en %
1 sardinelle (yaboy) 2 325 543 808 35,9 1 sardinelle (yaboy) 56647 610 80,1
2 Beur-bat tachete-silingkeu 794 985 833 12,3 2 chinchard (diaï) 2 495 979 3,5
3 ngate 371 545 000 5,7 3 ethmalose (cobo/obeu) 1 444 597 2,0
4 merou (thiof/doï) 340 172 937 5,3 4 sole (nderere) 1 298 974 1,8
5 ethmalose (cobo/obeu) 290 131 199 4,5 5 maquereau (ndioundeu) 1 241 820 1,8
6 sole (nderere) 240 170 118 3,7 6 pagre (yenneu) 935 457 1,3
7
capitaine (ndiané/siket
mbao/thiekem) 206 057 803 3,2 7 machoiron (kong/sèce/bilique/yess) 895 598 1,3
8 chinchard (diaï) 195 488 320 3,0 8 thon (thon) 822 395 1,2
9 yakh-diabar-vivanneau 169 861 429 2,6 9 Autres espèces 624 960 0,9
10 rouffle africain (khessaw) 165 856 472 2,6 10 Beur-bat tachete-silingkeu 610 570 0,9
11 Autres espèces 154 019 524 2,4 11 carpe (sompate) 491 944 0,7
12 poulpe (yankar) 152 389 547 2,4 12 poulpe (yankar) 416 917 0,6
13 daurade (banda/waragne) 150 939 360 2,3 13 tilapie (wass) 357 512 0,5
14 rascasse-dien maw 150 111 429 2,3 14 daurade (banda/waragne) 291 700 0,4
15 carpe (sompate) 105 258 077 1,6 15 merou (thiof/doï) 244 933 0,3
16 otholithe (feuteu) 81 542 024 1,3 16 ngate 234 200 0,3
17 machoiron (kong/sèce/bilique/yess) 77 940 386 1,2 17
capitaine (ndiané/siket
mbao/thiekem) 224 011
0,3
18 thon (thon) 61 272 977 0,9 18 mulet (guiss) 190 540 0,3
19 seiche (yeredeu) 55 311 010 0,9 19 cymbum (yett) 183 905 0,3
20
Pompano-doungoudoungor-
Doumboutakh-trachin 54 720 000 0,8 20 poisson sabre (talar) 177 270
0,3
21 Tilapie (wass) 44 629 720 0,7 21 seiche (yeredeu) 150 296 0,2
22 maquereau (ndioundeu) 40 134 214 0,6 22 crevette (sipâh) 142 344 0,2
23 Rour-Merou noir 35 490 000 0,5 23 otholithe (feuteu) 131 234 0,2
24 crevette (sipâh) 33 947 387 0,5 24 yakh-diabar-vivanneau 83 820 0,1
25
Diaragne selsel dentex
magnemagnère 30 885 750 0,5 25 Faiur-courbine-barale 49 980
0,1
26 cymbum (yett) 13 498 262 0,2 26 barracuda (seudeu) 46 572 0,1
27 barracuda (seudeu) 13 278 725 0,2 27 rouffle africain (kassaw) 44 400 0,1
28 Doi-thiof-kher 12 248 250 0,2 28 carangue (saka/cafang/lagna) 42 804 0,1
29 tiky-pageot 11 250 000 0,2 29 Yatente-Badéche 31 540 0,0
30 dioto-khal-otholite 10 061 300 0,2 30 murex (touffa) 30 500 0,0
31 .langouste (soum/langouste) 9 807 031 0,2 31 yawal-syrie d'alesandrie 28 960 0,0
32 yawal-syrie d'alexandrie 9 209 714 0,1 32 Rour-Merou noir 28 030 0,0
33 Yatente-Badéche 8 769 714 0,1 33 rascasse-dien maw 27 334 0,0
34 Pagre (yenneu) 7 912 350 0,1 34 dioto-khal-otholite 26 593 0,0
35 Tiripo 7 680 000 0,1 35 autres crustacés 26 400 0,0
36 autres crustacés 7 669 692 0,1 36
Pompano-doungoudoungor-
Doumboutakh-trachin 22 800
0,0
37 poisson sabre (talar) 7 556 211 0,1 37 crabe ou callinectes (gnankar) 21 770 0,0
38 mulet (guiss) 6 847 895 0,1 38 Doi-thiof-kher 19 633 0,0
39 Simpot empereur 4 806 831 0,1 39 todie perroquet vert 18 100 0,0
40 calamar (calamar) 3 936 436 0,1 40 camara-camara 18 050 0,0
41 Faiur-courbine-barale 3 931 000 0,1 41 tiky-pageot 14 400 0,0
43 ombrine (niaw nekh) 2 690 846 0,0 43 Seriole ambree 10 770 0,0
44 carangue (saka/cafang/lagna) 2 662 527 0,0 44
Diaragne selsel dentex
magnemagnère 10 320
0,0
45 requin (gaïndé guetj) 2 150 000 0,0 45 langouste (soum/langouste) 9 872 0,0
46 Seriole ambree 925 000 0,0 46 ombrine (niaw nekh) 430 0,0
47 todie perroquet vert 824 286 0,0 47 Raie Tanneu 8 664 0,0

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50
Tableau 29 (suite) : Répartition des espèces en valeur et quantité

Valeur Quantité

Espèces
en FCFA
en
% N°
Espèces
en Kg
en %
48 Nawane 812 308 0,0 48 calamar (calamar) 5 836 0,0
49 murex (touffa) 301 818 0,0 49 Simpot empereur 5 600 0,0
50 crabe ou callinectes (gnankar) 289 234 0,0 50 Nawane 3 630 0,0
51 tonoun-lao-ngoukeu 230 400 0,0 51 requin (gaïndé guetj) 3 225 0,0
52 autres mollusques 137 917 0,0 52 Tiripo 2 918 0,0
53 Tapandar tapagal 124 339 0,0 53 Tapandar- tapagal 2 400 0,0
54 camara-camara 83 125 0,0 54 autres mollusques 1 820 0,0
55 Raie Tanneu 26 600 0,0 55 tonoun-lao-ngoukeu 384 0,0
56 espadon (espadon) 25 444 0,0 56 espadon (espadon) 288 0,0
Total 6 478 151 579
100
Total
70 727
703
100
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007


Tableau 30 : Valeur de la production débarquée par région




















Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 31 : Débarquements totaux de la pêche artisanale au Sénégal par espèces

2005 2006
Régions
Espèces
Quantité en
Tonnes
Valeur en
millions de
FCFA
Quantité en
Tonnes
Valeur en
millions
de FCFA
Poissons 50 102 7 265 32 077 5 323
Crustacés 52 79 8 13
Mollusques 1 077 1 023 2 069 2 690
Dakar
Total 51 231 8 367 34 154 8 026
Poissons 253 556 36 766 201 180 32 189
Crustacés 176 263 153 252
Mollusques 13 194 12 534 11 863 15 422
Thiès
Total 266 926 49 563 213 196 47 863
Poissons 49 200 7 134 49 131 7 861Saint
Louis Crustacés 76 114 37 61
REGION TYPE QUANTITE % VALEUR %
Poissons 20 438 432 28,8% 1 843 235 724 28,5%
Crustacées 11 880 0,02% 1 053 309 0,0%Thiès
Mollusques 323 698 0,5% 130 905 194 2,0%
Poissons 1 741 035 2,5% 417 222 601 6,4%
Crustacées 121 156 0,2% 34 117 829 0,5%Fatick
Mollusques 170 214 0,2% 38 723 971 0,6%
Poissons 108 275 0,2% 33 024 429 0,5%Kaolack
Crustacées 8 786 0,0% 1 147 708 0,0%
Louga Poissons 984 795 1,4% 94 292 185 1,5%
Poissons 18 912 162 26,7% 1 423 959 331 22,0%Saint-Louis
Crustacées 10 394 0,0% 7 435 571 0,1%
Mollusques 117 045 0,2% 19 186 880 0,3%
Poissons 27 759 020 39,1% 2 389 418 210 36,9%
Crustacées 26 400 0,0% 7 669 692 0,1%
Dakar
Mollusques 178 179 0,3% 36 758 946 0,6%
Total 70 911 471 100,0% 6 478 151 579 100,0%
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51
2005 2006

Quantité en
Tonnes
Valeur en
millions de
FCFA
Quantité en
Tonnes
Valeur en
millions
de FCFA
Mollusques 29 28 39 51
Total 49 305 7 276 49 207 7 973
Poissons 23 125 3 353 22 139 3 542
Crustacés 1 108 1 662 835 1 378
Mollusques 706 671 750 975
Ziguinchor

Ziguinchor
(suite)
Total 24 939 5 686 23 724 5 895


Poissons 2 742 398


2 437 390
Crustacés 38 57 17 28
Mollusques 97 92 53 69
Louga

Total 2 877 547 2 507 487
Poissons 605 88 660 106
Crustacés 262 393 138 228
Mollusques nd nd nd nd
Kaolack
Total 867 481 798 334
Poissons 10 104 1 465 8 658 1 385
Crustacés nd nd nd nd
Mollusques nd nd nd nd
Fatick
Total 10 104 1 465 8 658 1 385
Poissons 389 434 56 469 316 282 50 796
Crustacés 1 712 2 568 1 188 1 960
Mollusques 15 103 14 348 14 774 19 207
SENEGAL
Total 406 249 73 385 332 244 71 963
Source DPM, 2007

Tableau 32 : Prix moyen des espèces en rareté et en abondance

Espèces
Prix en
abondance (F
CFA/KG)
Prix en
rareté (F
CFA/KG)
1 bounfokh 318 479
2 barracuda (seudeu) 3 974 5 772
3 brochet (seudeu) 2 793 3 723
4 capitaine (ndiané/siket mbao/thiekem) 384 927
5 carangue (saka/cafang/lagna) 2 277 4 158
6 carpe (sompate) 1 132 2 174
7 chinchard (diaï) 544 964
8 daurade (banda/waragne) 1 165 1 945
9 espadon (espadon) 504 933
10 ethmalose (cobo/obeu) 195 639
11 machoiron (kong/sèce/bilique/yess) 190 296
12 maquereau (ndioundeu) 136 345
13 merou (thiof/doï) 3 297 5 558
14 mulet (guiss) 1 554 2 593
15 ombrine (niaw nekh) 348 447
16 otholithe (feuteu) 868 1260
17 pagre (yenneu) 3 529 4 933
18 poisson sabre (talar) 135 391
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53


Tableau 33 : Répartition des Gilets de sauvetage en 2006
















Source : Programme GIRMAC / Direction des Parcs nationaux, Parc zoologique et forestier de Hann

Tableau 34 : Compte Type de Production par unité de Pêche (en milliers de FCFA)

Montant %
Production 22 494 100
Consommation Intermédiaire
Carburant 3 303 14,69
Nourriture 977 4,34
Glace 459 2,04
Entretien/réparation 660 2,94
Appâts 417 1,86
Gaz 184 0,82
Transport 121 0,54
Location materiel 2 0,01
Assurance 3 0,01
Autres charges 233 1,03
Total Consommation intermédiaire 6 126 28,0
Valeur Ajoutée 16 368 72,0
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 35 : Compte Type de Production par Pirogue (en milliers de FCFA)

Montant %
Production 17 797 100
Consommation Intermédiaire
Carburant 2 614 14,69
Nourriture 773 4,34
Glace 363 2,04
Entretien/réparation 522 2,94
Appâts 330 1,86
Gaz 146 0,82
REGIONS Gilets mis à disposition Gilets chez les pêcheurs
Tx
d’utilisation
DAKAR 8 723 6 790 77,8%
THIES 6 752 4 938 73,1%
MATAM 278 158 56,8%
ZIGUINCHOR 1 307 921 70,5%
KOLDA 300 150 50,0%
FATICK 2 080 1 088 52,3%
KAOLACK 240 - 0,0%
SAINT LOUIS 2 265 1 696 74,9%
LOUGA 360 272 75,6%
CPM 60 30 50,0%
TOTAL 22 365 16 043 71,7%
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54
Montant %
Transport 95 0,54
Location de materiel 1 0,01
Assurance 2 0,01
Autres charges 184 1,03
Total Consommation intermédiaire 4 847

27,23
Valeur Ajoutée 12 950 72,77
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 36 : Compte Type d'Exploitation par Unité de Pêche
(en milliers de FCFA)

Montant %
Valaur Ajoutée 16 135
Subvention -
Total 16 135 100,00
Salaires 4 712 29,21
Dons 724 4,48
Consommation de capital fixe 1 600 9,92
Taxes 142 0,88
Impôts 24 0,15
Total 7 203 44,64
Excédent Net d'Exploitation 8 932 55,36
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007

Tableau 37 : Compte Type d'Exploitation par Pirogue
(en milliers de FCFA)

Montant %
Valeur Ajoutée 12 766
Subvention -
Total 12 766 100,00
Salaires 3 728 29,21
Dons 572 4,48
Consommation de capital fixe 1 266 9,92
Taxes 112 0,88
Impôts 19 0,15
Total 5 699 44,64
Excédent Net d'Exploitation 7 067 55,36
Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007









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55

Tableau 38 : Nature du financement









Source : Monographie de la pêche artisanale et de la forêt 2007


Nature du financement Valeur (en milliers de FCFA) Nombre d'unités
Fonds propres 3 346 803 263
Prêt bancaire 1 348 249 16
Micro crédit 3 005 210 52
Mareyeur 1 820 620 32
Cofinancement 3 418 846 13
Crédit bail 350 000 24
Subvention 1 750 000 1
Total 15 039 727 401

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