Vivre et penser son corps

  • Delassus É
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Abstract

Si pour Spinoza l’esprit est l’idée du corps, il est permis d’en déduire que l’accès à la sagesse consiste dans l’élaboration, sinon d’une idée adéquate, en tout cas d’une idée aussi cohérente que possible de son corps. L’homme peut ainsi mieux comprendre comment son esprit « est uni à toute la nature », pour reprendre une expression empruntée au Traité de la réforme de l’entendement . Par exemple, le malade ou le sujet handicapé pourra plus aisément accepter les changements que subit son corps s’il est susceptible d’en produire une représentation claire et distincte. Cependant, s’il est important de bien penser son corps pour mieux le vivre, ne peut-on pas envisager qu’un processus inverse soit possible pour ceux qui n’ont pas la possibilité de concevoir une idée cohérente du corps ? Pour celui dont les fonctions cognitives ont été atteintes, n’est-ce pas en vivant plus activement son corps qu’il lui sera possible d’accéder à une perception plus juste de celui-ci ?

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Delassus, É. (2014). Vivre et penser son corps. Sociétés, n° 125(3), 117–126. https://doi.org/10.3917/soc.125.0117

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