encore aujourd'hui une référence au moins autant pour son contenu – même si la conjoncture économique n'est plus la même – que pour l'intérêt méthodologique qu'il représente. Il permet, en effet, aux étudiants de sociologie de se former à l'enquête par entretiens semi-directifs et à apprendre à élaborer une typologie des expériences vécues 3 . C'est la raison pour laquelle les enseignants continuent, vingt-cinq ans après sa première parution, à en recommander la lecture. L'enquête à l'origine de ce livre repose sur cent entretiens libres. Il ne s'agit pas comme dans Les chômeurs de Marienthal d'une monographie, mais d'une enquête qualitative dans laquelle le choix des personnes interrogées a été effectué de façon à avoir un échantillon diversifié des chômeurs, selon le sexe, l'âge, la catégorie socioprofessionnelle et la ville ou la région de résidence. L'objet d'études n'est pas en premier lieu de décrire ou d'inventorier l'ensemble des dimensions de la vie des chômeurs – même si l'enquête permet d'en étudier plusieurs -, mais plus précisément de comprendre le sens que les individus au chômage donnent à leurs expériences vécues. 3
CITATION STYLE
Paugam, S. (2006). L’épreuve du chômage: une rupture cumulative des liens sociaux? Revue Européenne Des Sciences Sociales, (XLIV–135), 11–27. https://doi.org/10.4000/ress.248
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