Abstract
La méthode proposée comporte deux étapes : un pré-traitement avec de la pepsine dans l’acide chlorhydrique 1 N, 24 heures à 40°, suivi d’un traitement par une cellulase « Onozuka R 10 », 24 heures à 40°. Nous avons vérifié que : - la liaison entre la digestibilité in vivo et celle par la pepsine-cellulase était améliorée par la présence de pepsine ( RS = 0,036 avec pepsine contre Sa = 0,041 sans pepsine) mais ne l’était pas par la concentration en acide (entre 0,1 N et 1 N) ; toutefois avec la valeur de 1 N choisie, la valeur de la digestibilité par la pepsine-cellulase se rapproche de celle de la digestibilité in vivo ; - la précision de la prévision n’était pas meilleure si la température d’incubation augmentait de 40° à 50°, ou si le temps d’incubation passait de 24 heures à 48 heures, que ce soit pour le pré-traitement pepsine dans l’acide chlorhydrique ou le traitement par la cellulase ; - la cellulase « Onozuka R 10 » utilisée était particulièrement active et pouvait être employée à des doses (50 mg/500 mg de fourrage) plus faibles que celles préconisées dans la bibliographie. La précision de la prévision avec ce type d’enzyme était voisine de celle des autres cellulases étudiées : « Celluclast » et « Sigma ». Appliquée à 154 échantillons de fourrages verts, de foins et d’ensilages cette méthode a permis de prévoir leur digestibilité à l’aide d’une seule équation de régression (sauf pour les trèfles violets) avec une bonne précision ( uS ± 0,023).
Cite
CITATION STYLE
AUFRERE, J. (1982). Etude de la prévision de la digestibilité des fourrages par une méthode enzymatique. Annales de Zootechnie, 31(2), 111–130. https://doi.org/10.1051/animres:19820202
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