Abstract
La baisse de régime de l’entreprise d’autobus à Abidjan s’inscrit dans une tendance régionale, notamment subsaharienne, qui a vu entrer en décrépitude tous les systèmes de transports collectifs d’autobus et une prise en charge, partielle ou totale, de la demande par des services populaires. L’urbanisation de ces villes, surtout les plus grandes agglomérations, constitue un obstacle pour les entreprises conventionnelles qui ne peuvent pas ajuster leur offre à la demande sans cesse croissante. À Abidjan, le schéma d’intégration urbaine du service public de transport ne s’est révélé ni durable ni satisfaisant, comme en témoignent nombre de quartiers périphériques exclus du réseau d’autobus. Il existe de multiples causes à cet état de fait, comme les difficultés budgétaires de l’entreprise de transport, la crise économique de l’État, etc. Les conséquences de cette situation se ressentent sur l’ensemble du réseau d’autobus avec une offre, même dans les quartiers centraux, de moins en moins satisfaisante, et une prise en charge par les transports populaires en plein essor. Ces transports s’imposent depuis peu comme le mode de transport dominant dans l’agglomération abidjanaise et jouent désormais un rôle non moins important dans le processus d’urbanisation.
Cite
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Kassi-Djodjo, I. (2010). Rôle des transports populaires dans le processus d’urbanisation à Abidjan. Cahiers d’Outre-Mer, 63(251), 391–402. https://doi.org/10.4000/com.6057
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