Abstract
La chambre des merveilles de la Renaissance tardive livrait une vision synoptique de la mimesis : la confrontation, régie par le principe d’imitation – des œuvres de l’homme et des œuvres de la nature. L’art en était la catégorie organisatrice, « savoir produire » ou « habitus factif » commun à la nature et à l’humanité, où les arts (de la peinture, de la sculpture, etc.), qu’on ne dissociait jamais de leur socle technicien, trouvaient leur site. Cette configuration fondamentale du collectionnisme de la Renaissance a ouvert la voie à une anthropologie singulière, ancrée dans une enquête sur les origines des arts ou les inventeurs des choses. Réactivant avec audace un riche corpus antique que la tradition chrétienne avait voulu plonger dans l’ombre, cette exploration de l’ingenium, qui emprunte la voie d’une méditation sur les instruments et les images où s’identifie l’humanité comme telle, s’achève en enquête sur les rites et les cultes entendus comme artefacts.
Cite
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Falguières, P. (2009). Les inventeurs des choses. Enquêtes sur les arts et naissance d’une science de l’homme dans les cabinets du XVIe siècle. Les Actes de Colloques Du Musée Du Quai Branly, (1). https://doi.org/10.4000/actesbranly.94
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