Le roseau envahisseur : la dynamique, l’impact et le contrôle d’une invasion d’envergure

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Le roseau commun ( Phragmites australis ) est probablement la plante la plus envahissante dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les connaissances sur cet envahisseur ont progressé de manière très rapide depuis une dizaine d’années, notamment grâce aux travaux de chercheurs québécois, dont on présente ici une synthèse. Des études génétiques et des observations de terrain ont montré que le roseau initie de nouvelles populations grâce à la dissémination de ses graines et non seulement à l’aide de fragments de tissus comme nous l’avons longtemps soupçonné. Pour le moment, les études récentes ne permettent pas de conclure que la formation d’une roselière dans les milieux humides d’eau douce engendre, localement, des impacts négatifs importants sur la faune, que ce soit au niveau de l’abondance, de la diversité ou de la reproduction des individus. S’il est inexact d’affirmer que les roselières sont des déserts fauniques, il serait par contre tout aussi inapproprié de soutenir que l’invasion d’un marais par le roseau est sans conséquence sur la biodiversité ; la flore des roselières est très pauvre et l’invasion, au Québec, n’a peut-être pas encore atteint un seuil à partir duquel les impacts sur la faune sont davantage perceptibles. Il serait en conséquence prudent de freiner l’expansion de l’envahisseur, notamment à l’aide de plantes pouvant compétitionner avec le roseau pour l’accès à la lumière.

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(2012). Le roseau envahisseur : la dynamique, l’impact et le contrôle d’une invasion d’envergure. Le Naturaliste Canadien, 136(3), 33–39. https://doi.org/10.7202/1009238ar

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