Abstract
Comment la «world music», qui au départ n’intéresse que les universitaires, est-elle devenue un marché d’envergure mondiale? L’article s’intéresse tout d’abord à l’histoire de cette «world music» en tant que discours, raconté selon les tropes de «l’enthousiasme» et de «l’inquiétude». Il l’envisage ensuite comme une zone d’interactions et de contacts, tout autant que comme des pratiques esthétiques et commerciales. Ces dernières sont présentées à travers l’étude d’une berceuse traditionnelle d’abord enregistrée dans les Îles Salomon par des ethnomusicologues, puis reprise par un grand groupe de pop music européen sur un {CD} vendu à des millions d’exemplaires, et enfin jouée par un important musicien de jazz européen. L’article pose en fait la question suivante : la «world music» est-elle source d’humiliation artistique pour les traditions indigènes ou représente-t-elle l’oportunité d’une nouvelle hybridité ou d’une nouvelle résistance musicale ?
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Feld, S. (2004). Une si douce berceuse pour la “World Music.” L Homme, (171–172), 389–408. https://doi.org/10.4000/lhomme.24954
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