Abstract
Un homme apprend la même semaine que sa femme le quitte et qu'il est atteint d'un cancer. Laquelle de ces deux morts annoncées est la plus redoutable ? Quelles raisons aurait-il désormais de se battre pour sa vie ? Ce livre, le plus personnel que Gil Courtemanche nous ait donné, nous montre un homme seul devant la mort, seul devant la vie, qui lance un bouleversant cri de douleur, un pressant appel à ne pas laisser échapper cette vie. C'est aussi, surtout, une fabuleuse déclaration d'amour. Ce n'est jamais la première, la première femme, c'est souvent la dernière. Elle est la première dans le sens de naissance, de découverte, d'abandon. C'est Ève, mère et compagne de tout. Un bateau aussi sur une mer démontée, la musique que l'âme imaginait et que l'on entend soudain. Le bruit de ses pas n'est pas le son de souliers sur le trottoir ou dans le couloir, le bruit de ses pas annonce la vie qui revient, le bruit de ses pas fredonne une chanson heureuse et langoureuse. Les yeux de la première femme ne sont pas des yeux, ils inventent un regard tout comme sa parole dicte un monde dans lequel l'homme se fond avec délice et respect. La première femme est la mère de l'homme, cette mère qui l'enfante une deuxième fois. Voilà ce que fut et est encore Violaine pour moi.Biographie de l’auteur : Grand reporter de profession, Gil Courtemanche collabore longuement avec Radio-Canada en tant que correspondant à l'étranger et surtout en Afrique. Profondément engagé, il se bat pour que l'on n'oublie pas le conflit génocidaire du Rwanda. Il raconte ce tragique évènement dans son premier roman, Un dimanche à la piscine à Kigali. C'est un succès critique et publique soudain. Le roman est traduit en 23 langues, remporte de nombreux prix dont celui des Librairies du Québec et est porté à l'écran en 2006 par Robert Favreau. Coscénariste avec Favreau de cette adaptation, il reçoit le prix Génie du meilleur scénario. Il transforme aussi son roman Une Belle mort (2006) en scénario pour Léa Pool (La dernière fugue). Auteur de nombreuses fictions, il est aussi chroniqueur pour les quotidiens de la Belle Province Le Soleil et Le Devoir. Sa dernière œuvre, Je ne veux pas mourir seul, est une autofiction : le récit d'un homme apprenant qu'il est atteint d'un cancer. Un cancer qui tue Gil Courtemanche dans la nuit du 18 au 19 août 2011. (Source : evene.fr)
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Lépingle, G. (2011). Je ne veux pas mourir ! Vertigo, n° 41(3), 37–38. https://doi.org/10.3917/ver.041.0036
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