Les limites du modèle communal français en Guyane : le cas de Maripasoula

  • Bassargette D
  • Di Meo G
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Nous utilisons l’outil de la formation socio-spatiale pour tester la validité du modèle communal en Guyane, à Maripasoula sur le Haut-Maroni. Dans ce milieu enclavé, les éléments de la nature s’imposent : la masse de la forêt en tant que territoire sans borne et l’obsédante présence du fleuve dans la vie quotidienne. Dans ce contexte où les différences ethniques se traduisent par des rapports socio-spatiaux variés et différenciés, les notions d’État, de frontière, de légalité républicaine se dissolvent. La puissance publique, lointaine et sans grande volonté, ne parvient pas à contrôler tout un monde interlope qui tient entre ses mains la plupart des activités économiques. Un système artificiel est ainsi identifié. En effet, ni les structures spatiales, ni les représentations sociales, ni les pratiques économiques ne concordent avec un quelconque territoire municipal. Seule fonctionne quelque peu une instance politique. Dès lors, l’isolement aidant, comment imaginer un développement citoyen respectant le droit des gens, la légalité, la clarté politique et la justice sociale ?

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Bassargette, D., & Di Meo, G. (2008). Les limites du modèle communal français en Guyane : le cas de Maripasoula. Cahiers d’Outre-Mer, 61(241–242), 49–80. https://doi.org/10.4000/com.3273

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