Abstract
L’article propose une histoire politico-territoriale du sud du Belize des XVIIIe-XIXe-XXe siècles. Il documente et montre que les territorialités maya sont le fruit d’options historiquement et spatialement situées qui s’enchâssent et s’articulent en fonction des opportunités (politiques, économiques) dont certaines font sens et cohérence avec les ressources disponibles à ce moment (certaines héritées et éventuellement « ancestrales », d’autres plus récentes). À l’ordre spatial colonial imposé à la fin du XIXe siècle se sont opposées non pas une territorialité univoque et une résistance maya unifiée, mais des stratégies territoriales variées en fonction des contextes : ici la défense d’un lopin urbain (dans l’ouest), là de la terre agricole (dans le nord), là enfin du territoire ancestral (dans le sud). Dans les divers contextes spatio-temporels, les propositions de l’État se heurtent à des oppositions voire des résistances qui s’expriment à divers niveaux, internes et externes au groupe indian/maya, alimentant un débat qui est lié à des enjeux et à des projets politiques plus vastes : consolidation de la puissance coloniale hier, construction d’une nation multiculturelle aujourd’hui
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Hoffmann, O. (2019). Entre affiliations ethniques, ordre colonial et construction nationale :les Maya du Belize, XVIII-XXe siècles. Cahiers de l’Urmis, (18). https://doi.org/10.4000/urmis.1690
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