Comment Merleau-Ponty renouvelle-t-il l'ontologie de la perception héritée d'Aristote ?

  • Stevens A
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Partant du constat qu’il existe à la fois une très grande similitude entre les philosophies de la perception d’Aristote et de Merleau-Ponty, et une revendication de ce dernier de s’affranchir du cadre ontologique hérité, cet article cherche à définir où se situe exactement la différence entre les deux conceptions. Il écarte d’abord l’hypothèse d’une assimilation ontologique totale entre sentant et sensible dans l’indistinction de la chair, dans la mesure où ce tissu n’est pas un uniforme mais peut toujours présenter la dualité adhérente de l’envers et de l’endroit. Ensuite se pose la question de savoir si la Visibilité en général, comme puissance indéterminée, était impensable pour Aristote en raison de sa théorie de la substance – et il est montré que celle-ci, bien comprise, admet la pure puissance, tout en favorisant la détermination. Dès lors, la différence entre les deux auteurs se manifeste plutôt dans la conception de l’être, qui pour Merleau-Ponty demeure en retrait, tandis que pour Aristote il est toujours a priori déterminable, quoique selon des modalités irréductiblement multiples.

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Stevens, A. (2002). Comment Merleau-Ponty renouvelle-t-il l’ontologie de la perception héritée d’Aristote ? Les Études Philosophiques, n° 62(3), 317–331. https://doi.org/10.3917/leph.023.0317

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