Abstract
Dans les processus actuels de construction des cultures identitaires, le recours aux symboles privilégie les emblèmes diacritiques, rendant plus lisible l’« identité culturelle », sans que la croyance à leur efficacité, construite dans les histoires locales, préside apparemment aux choix. Comme l’activité symbolique se trouve réarmorcée par cette stratégie identitaire, elle produit à son tour du sens, qui naît dans la relation, localisée, entre un imaginaire et une réalité sociale. Réactivée comme symbole dualiste dans la ritualisation urbaine de l’identité noire du littoral Pacifique colombien, la très ancienne figure du diable dynamise et démultiplie les masques et les identités.
Cite
CITATION STYLE
Agier, M. (2001). Le temps des cultures identitaires. L’Homme, (157), 87–114. https://doi.org/10.4000/lhomme.97
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