Abstract
La pharmacogénétique et la pharmacogénomique permettent de connaître la réponse individuelle au médicament. Après un rappel montrant que cette médecine personnalisée était déjà entrevue dans l’Antiquité, ce n’est qu’il y a une soixantaine d’années que cette discipline a vu le jour avec la mise en évidence des toxicités dues à des mutations de gènes comme ceux des acétyltransférases pour l’isoniazide, des cytochromes P450 2D6 pour de nombreux médicaments comme le pexid, des béta-bloquants, des anti-dépresseurs, du cytochrome P450 2C19 pour le clopidogrel. Il est donc nécessaire de connaître les 3 phases de la transformation d’un médicament dans l’organisme (essentiellement le foie) : oxydation, conjugaison et transport. Ce sont donc les médicaments ou leurs métabolites qui atteignent les cibles thérapeutiques comme des protéines (Apolipoprotéine E – ApoE) ou des récepteurs à la surface des cellules (thérapie cancéreuse). L’objectif final est d’adapter la bonne dose de médicament à chaque patient, d’éviter ou diminuer les effets indésirables ou toxiques et de prescrire un médicament de substitution pour les sujets résistants. Des exemples pour les anticoagulants (coumarines) ou les anti-thrombotiques (clopidogrel) sont décrits. L’amélioration de l’utilisation clinique nécessite une stratégie à plusieurs niveaux (formation, information, qualité des méthodes de génotypage, essais cliniques) pour transférer ces connaissances aux cliniciens et aux patients.
Cite
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Siest, G., & Visvikis-Siest, S. (2016). La Pharmacogénomique, meilleur exemple de médecine personnalisée. Hegel, N° 1(1), 10–21. https://doi.org/10.4267/2042/58962
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