Abstract
La catégorie du patrimoine culturel immatériel est venue introduire l’idée, sans doute déstabilisante dans le monde culturo-académique français, de patrimoine vivant. À cela s’ajoute une tendance qui ne cesse de s’affirmer : celle de la diffusion-profusion de l’activité patrimoniale et le débordement des institutions censées organiser la relation au passé. Dans cet article, je propose de tirer les conséquences de cette double évolution : si le patrimoine est vivant, permet-il de penser les grands enjeux du xxie siècle condensés dans la notion d’Anthropocène ? Si le patrimoine est entré en démocratie, participe-t-il de ces dynamiques revendicatives et alternatives parfois désignées comme citoyennes ? En d’autres termes, après avoir été vu, comme un moyen de tempérer les effets destructeurs du capitalisme, le patrimoine peut-il être mobilisé dans et pour des expériences d’anticapitalisme ?
Cite
CITATION STYLE
Tornatore, J.-L. (2017). Patrimoine vivant et contributions citoyennes. Penser le patrimoine « devant » l’Anthropocène. In Situ, (33). https://doi.org/10.4000/insitu.15606
Register to see more suggestions
Mendeley helps you to discover research relevant for your work.