Abstract
Cet article propose une revue des études consacrées aux liens entre sommeil et mémoire chez l’homme, les plus nombreuses ayant été réalisées chez le sujet jeune. Les travaux de privation de sommeil, d’imagerie cérébrale ou utilisant des méthodologies plus originales telles que la stimulation électrique transcrânienne ont permis de préciser les substrats électrophysiologiques soustendant l’effet bénéfique du sommeil sur la mémoire et ont abouti à la proposition de plusieurs modèles théoriques. Les données chez l’enfant ou le sujet âgé, qui attirent depuis quelques années l’intérêt des chercheurs, sont fondamentales pour une compréhension globale du processus de consolidation mnésique. Les études chez l’enfant soulignent le rôle du sommeil lent dans la consolidation des apprentissages déclaratifs. Les liens entre sommeil et mémoire procédurale, contrairement à ce qui est observé chez l’adulte, sont moins bien établis. Chez le sujet âgé, la diminution du sommeil lent profond expliquerait, au moins en partie, les troubles de la consolidation en mémoire épisodique. La diminution des niveaux d’acétylcholine pourrait quant à elle avoir un effet délétère sur la consolidation en mémoire procédurale.
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Rauchs, G., Bertran, F., Gaubert, M., Desgranges, B., & Eustache, F. (2011). Liens entre sommeil et mémoire au fil de la vie. Revue de Neuropsychologie, 3(1), 33. https://doi.org/10.3917/rne.031.0033
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