Abstract
L’agriculture dite « conventionnelle » s’appuie sur un enchaînement cohérent mais fragile : variétés standards artificielles, engrais solubles, pesticides, surmécanisation. Ce « modèle » est particulièrement inadapté aux milieux non tempérés. À l’inverse, l’agriculture biologique s’appuie, dans sa définition originelle, sur la pratique des cultures associées (c’est-à-dire le système agronomique le plus performant), avec des variétés adaptées aux milieux et une place prépondérante des paysans (main-d’œuvre et savoirs) et des écosystèmes. Une évaluation sérieuse ne doit pas comparer les rendements d’un blé conventionnel et d’un blé « conventionnel sans chimie », mais le potentiel brut de deux parcelles avec deux systèmes de cultures différents. Les rendements bios se révèlent alors bien souvent supérieurs à ceux du conventionnel. Des questions concrètes se posent alors : comment concilier ces constats avec nos habitudes alimentaires et avec les systèmes agraires contemporains ?
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Caplat, J. (2013). Vous avez dit « performances agricoles » ? Revue Du MAUSS, n° 42(2), 183–189. https://doi.org/10.3917/rdm.042.0183
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