Abstract
Les Ardennes primaires ont des sols réputés pauvres, c'est peut-être une des raisons pour laquelle le taux de boisement est élevé (68 %) . L'aire climacique est celle du Luzulo-Fagetum . La forêt décidue est souvent un taillis-sous-futaie à faible production moyenne [5 m 3 /ha/an (Ran-ger, 1981 ; Bouchon, 1985)] en relation avec une surexploitation passée du taillis comme ressource énergétique pour l'industrie métallurgique locale. Depuis la fin du siècle dernier, l'Épicéa commun a été introduit pour reboiser les landes, les fagnes et surtout pour les reconversions des mauvais taillis dont les débouchés, en tant que bois de feu, disparaissaient (Hureaux, 1986) . La production moyenne à 50 ans de cet Épicéa commun, sur les sols correctement drainés, varie de 7 à 10 m 3 /ha/an . Sur des sols aussi pauvres chimiquement, il semblait possible d'augmenter la production du peuplement par l'usage d'une fertilisation . Ce fut l'objectif initial d'un essai de fertilisation mis en place en 1980 à La Croix-Scaille sur le plateau ardennais. Les symptômes de dépérissement tels que ceux observés dans les Vosges (Bonneau, 1985 ; Landmann, 1988) ne préoccupèrent le forestier dans cette région qu'après l'hiver 1982-1983
Cite
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NYS, C. (1989). Fertilisation, dépérissement et production de l’Épicéa commun (Picea abies) dans les Ardennes. Revue Forestière Française, (4), 336. https://doi.org/10.4267/2042/25981
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