Abstract
Cet article interroge les liens entre urgence objective et/ou subjective et, plus largement, leur représentation dans un domaine spécifique : la maltraitance des enfants. Dans ce cas, l’urgence – pour stopper les souffrances – passe, entre autres, par l’identification précise des signes distinctifs de la maltraitance qui restent souvent difficiles à détecter en l’absence de stigmates visibles. « Apprendre à voir l’urgence » devient donc une priorité absolue. En ce sens, l’article ouvre aussi la discussion sur les rapports entre urgence et immédiateté dans différentes organisations de l’action publique et/ou de l’intervention sociale.This article examines the links between objective and/or subjective emergency and, in a wider manner, their perception in a specific field : child abuse. In this case, emergency – to put en end to suffering – needs a precise identification of the distinctive signs of child abuse, which often remains hard to detect when there are no visible marks. « Learning to see the emergency » thus becomes and absolute priority. In this sens, the article also opens the discussion on the links between emergency and immediacy in various public action and/or social intervention organisations.
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Meyer, V. (2013). Voir l’urgence : le cas de la maltraitance dans l’espace public. Communication et Organisation, 29, 47–61. https://doi.org/10.4000/communicationorganisation.3372
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