Abstract
Résumé Au tournant d’une décennie de transitions, l’UE opta pour une nouvelle perspective pour les Balkans : En 2010 ce sera « une région stable de démocraties autonomes, en paix avec elles-mêmes et leurs voisins, ayant une économie de marché et le respect des lois et qui seront soit membres de l’UE soit en bonne voie pour être membre ». Cet article tentera de démontrer comment et si le caractère conventionnel de l’UE peut inverser les lentes structures de réforme. Il explorera la capacité du caractère conventionnel de l’UE à favoriser les réformes politiques, en prenant celles du service civil en Albanie comme exemple. Cet article se compose de trois parties. Dans une première partie nous rappellerons les caractéristiques des critères administratifs appliqués durant le dernier élargissement. Venant de choix de modèles rationnels, alors que la conformité dépend d’une analyse coûts-bénéfices des acteurs locaux, notre prise en compte de la conditionnalité de l’UE repose sur, les récompenses associées à la conditionnalité et, la clarté des conditions fournis ainsi que l’assurance de renforcer ses propres engagements. Ce texte s’identifie à ces études qui affirment que finalement, ce sont les coûts intérieurs qui penchent en faveur de la conformité ou non. La deuxième partie s’orientera vers le système des réformes albanais. Elle cherchera à expliquer les facteurs intérieurs qui pourraient ralentir la prise en compte des conditions de conformité de l’UE. Elle se base sur le calcul précis d’acteurs locaux des coûts de réforme/conformité et comment cela influe sur les différentes stratégies de conformité. La troisième partie évalue si les mécanismes de conditionnalité européenne (filtrage du progrès institutionnel, dialogue politique, surveillance et assistance financière) offrent suffisamment d’encouragement pour les acteurs locaux afin qu’ils jouent un rôle dans la mise en conformité. L’analyse suggère que les réformes de service civil ont été suivies et surveillées au travers des rapports annuels de l’UE et ses partenaires, mais c’est un des secteurs qui détermine difficilement l’état des relations albano-européenne or le sens de l’assistance. Il n’est pas surprenant que les acteurs locaux aient rechigné à abandonner leurs intérêts à court terme de placer leurs propres membres dans l’administration, reconnaissant les conditions européennes et les pressions internationales. Les résultats sont un amalgame de réformes formelles qui tentent de ressembler au modèle classique d’administration mais qui sur la pratique, lorgnent plus de cote des méthodes et pratiques du régime soviétique.
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Elbasani, A. (2008). EU Enlargement and State Institutions after Communism – Reforming Public Administration in Albania. L’Europe En Formation, n° 349-350(3), 119–134. https://doi.org/10.3917/eufor.349.0119
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