Abstract
Chennai (ex Madras) est l’une des quatre grandes mégapoles indiennes au premier rang de la métropolisation et appartient à la troisième puissance économique fédérale. Capitale de l’État indien le plus urbanisé, c’est un cas d’étude intéressant qui permet de comprendre l’impact de la globalisation et des nouvelles stratégies de croissance post-libéralisation sur les recompositions métropolitaines. Grâce à la volonté affichée du gouvernement du Tamil Nadu de développer des secteurs économiques tels que l’informatique et l’automobile, du fait des économies d’agglomération liées à la réorganisation des anciennes activités (chimie, sidérurgie, textile et cuir), en raison d’un niveau d’éducation élevé et de la présence d’emplois qualifiés, Chennai s’inscrit désormais dans le mouvement de la globalisation, d’autant qu’elle est la métropole indienne qui a attiré le plus d’investissements directs étrangers ces dernières années. Cette internationalisation croissante, accompagnée d’une planification urbaine incitative, a favorisé une spécialisation des territoires le long des couloirs urbains. La stratégie de création de toutes pièces de nouveaux parcs industriels, de zones économiques spéciales, d’instituts d’enseignement et de recherche comme de townships (petites villes fermées), participe aux processus de déconcentration et de redéploiement des fonctions tant économiques que résidentielles, de la ville-centre vers les franges urbaines ; elle concourt à un développement urbain de type polycentrique.
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Marius-Gnanou, K. (2010). Nouvelles activités économiques et dynamique métropolitaine : le cas de la périphérie Sud de Chennai. Annales de Géographie, n° 671-672(1), 28–51. https://doi.org/10.3917/ag.671.0028
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