Abstract
La théorie du chômage élaborée par Keynes a perdu de sa substance, au cours du développement d’une macroéconomie qui s’est autoqualifiée de keynésienne. Ce processus a abouti dans un premier temps à séparer le chômage involontaire du chômage keynésien, puis à réintroduire le chômage volontaire. À partir des préconisations des rapports officiels de l’OCDE, nous montrons l’émergence d’un consensus. L’analyse de l’évolution des théories « keynésiennes » du chômage de IS-LM jusqu’à WS-PS conduit au constat d’un renouveau du concept de taux de chômage naturel. Plus récemment, l’accent sur les risques de désincitation à l’activité marque la réapparition du second postulat de l’économie classique.During the development of the so-called Keynesian macroeconomics, Keynes’ unemployment theory has lost much of its meaning. This process has first led to a confusion between “involuntary” and “Keynesian” unemployment; then it has put voluntary unemployment back in the debates. Through OECD reports recommendations, we show the emergence of a consensus about the nature and causes of unemployment, which can be linked to the evolution of Keynesian macroeconomics, from IS-LM to WS-PS model. More recently, the neoclassical labour supply theory has been playing an increasing role in unemployment analysis.
Cite
CITATION STYLE
Erhel, C., & Zajdela, H. (2004). Que reste-t-il de la théorie du chômage de Keynes? L’Actualité Économique, 79(1–2), 163–177. https://doi.org/10.7202/009681ar
Register to see more suggestions
Mendeley helps you to discover research relevant for your work.