Abstract
États généraux de la bioéthique (rapport de synthèse du Comité consultatif national d’éthique) : huitième billet*On serait bien en peine de citer un domaine qui échappe aux questions liées à l’intelligence artificielle (IA) et à la robotisation tant les applications de ces nouvelles technologies sont diverses et ont vocation à transformer notre monde. Le domaine de la santé ne fait évidemment pas exception à ce constat. Il a même été, avec les transports, l’environnement et la défense, identifié par le rapport Villani comme l’un des quatre secteurs stratégiques de l’IA1. Or, en matière médicale, l’IA et la robotisation posent d’importantes questions éthiques, tant au moment de la conception des systèmes numériques et des algorithmes que lors de leur utilisation. Il était donc impérieux que ce sujet, absent des dernières révisions des lois de bioéthiques, intègre le périmètre des États généraux. La thématique a plutôt suscité l’intérêt des citoyens et de quelques institutions comme la CNIL et la HAS, qui ont, de manière assez unanime, fait part de leur conviction que ces nouvelles technologies sont source de progrès importants dans le domaine de la santé, sur le plan strictement thérapeutique comme plus largement médical et organisationnel. Dans le même temps, les différents contributeurs ont exprimé des craintes fortes sur le devenir de la relation patient-médecin et la perte de contrôle de l’expertise humaine sur les algorithmes. Ils ont posé comme ligne rouge que la machine ne remplace jamais l’être humain.
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Bourdaire-Mignot, C., & Gründler, T. (2018). Intelligence artificielle et robotisation : la performance de l’IA au prix de la relation humaine ? Revue Des Droits de l’homme. https://doi.org/10.4000/revdh.4669
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