Abstract
Que la dégradation de l’environnement et des conditions de vie soit une cause majeure de maladie et de décès n’est pas une idée très neuve. Cela fait près d’un demi-siècle que les effets sanitaires des pollutions sont devenus des problèmes politiques. Sauf peut- être en France où l’Agence française pour la sécurité environne- mentale est une création très récente, un enfant-mort-né si on compare ses moyens à ceux de l’Environement Protection Agency, ce malgré deux décennies de politique conservatrice. Pourtant tout n’est pas noir dans un pays qui vient d’inscrire le principe de précaution dans sa Constitution. La visibilité médiatique croissante de deux questions de santé environnementale en témoigne. D’une part, la préparation du plan cancer lancé par J. Chirac a finalement fourni une occasion pour parler du lien entre pollution par les pesticides et incidence croissante de certaines tumeurs. D’autre part, depuis la canicule de l’été 2003, on s’interroge sur la mortalité due à la pollution atmosphérique dans les grandes villes. Pour nourrir ce débat, Frank Boutaric revient sur les enjeux poli- tiques de la mesure de la qualité de l’air.
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Boutaric, F. (2005). L’information sur la qualité de l’air : dispositif et constructions sociales. Mouvements, 37(1), 100. https://doi.org/10.3917/mouv.037.0100
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