Abstract
Alors qu’en France, la participation culturelle reste souvent observée à travers l’étude nationale sur les Pratiques Culturelles des Français, la décentralisation culturelle n’a cessé de progresser. À l’image de nombreuses scènes nationales où de nombreux festivals, beaucoup de théâtres publics déploient une partie de leur programmation sur tout leur territoire d’implantation. À la faveur d’une implication plus forte des collectivités territoriales dans le financement et les missions de ces établissements, les spectacles « nomades », « décentralisés » ou « hors-les-murs » favorisent un resserrement du maillage de l’offre culturelle publique en amenant les opérateurs culturels à développer des partenariats pour cibler un public souvent éloigné des grands lieux de diffusion. À partir d’une enquête de terrain réalisée auprès des publics d’une scène nationale dont une large partie des spectacles sont délocalisés, cet article décrit les conditions dans lesquelles se mettent en place les spectacles « délocalisés » tout en étudiant la sociologie des publics qui assistent à ces représentations. Les résultats rappellent ainsi l’ancrage spatial des pratiques culturelles, et l’intérêt de considérer la spécificité des territoires dans l’évaluation des politiques culturelles à travers la question des publics.
Cite
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Djakouane, A. (2014). Le territoire du spectateur. Changement d’échelle et décentralisation théâtrale. Pôle Sud, n° 41(2), 101–115. https://doi.org/10.3917/psud.041.0101
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