Abstract
Masochisme et angoisse de perte de l’objet Figure de la psychopathologie de la plainte mnésique. La plainte liée à l’impression de perte des capacités mnésiques, plainte banale s’il en est, peut receler des fragilités psychopathologiques et des angoisses de perte dont l’intensité ne doit pas être sous-estimée. À partir de l’étude du Rorschach et du TAT d’une femme se plaignant de pertes de mémoire mais ne présentant au bilan psychologique aucun indice de début insidieux de pathologie démentielle, les auteurs dégagent combien sous cette symptomatologie de la plainte mnésique peut se cacher une lutte ardente contre l’éprouvé dépressif. L’ambivalence s’avérant non structurante, l’objet d’amour et d’étayage ne peut être figuré que dans des alternances de représentations de relations où il comble ou pèse par sa présence, et persécute parce qu’il fait défaut ou maltraite. Méfiance et soupçon nourrissent régulièrement le sentiment qu’il n’est pas possible de croire à l’amour de l’objet ; les fantasmes sadomasochistes et les tentatives d’emprise se révèlent alors les gardiens de la vie et du désir.
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Verdon, B., & Duplant, N. (2006). Masochisme et angoisse de perte de l’objet Figure de la psychopathologie de la plainte mnésique. Psychologie Clinique et Projective, n° 12(1), 119–154. https://doi.org/10.3917/pcp.012.0119
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