Abstract
Résumé Le capitalisme familial a longtemps eu mauvaise réputation mais, depuis les années 1990, de nombreuses recherches ont abouti, dans tous les pays, à sa réhabilitation : non seulement les firmes familiales sont les plus nombreuses mais leurs performances sont supérieures à celles des entreprises managériales. L’objectif de cet article est de cerner la spécificité des dirigeants familiaux par rapport aux managers salariés en s’interrogeant sur l’influence de l’union structurelle de la famille et de l’entreprise sur leurs comportements dans deux domaines : l’exercice du pouvoir dans l’entreprise et le mode de gestion. L’article ne substitue pas un discours systématiquement laudateur fondé sur l’accumulation de success stories à l’image caricaturale de dirigeants familiaux globalement défaillants, mais vise à en comprendre la logique dans toute sa complexité. Il est centré sur les grandes entreprises pour une double raison : la documentation les concernant est plus abondante que pour les PME et leur importance a longtemps été sous-estimée.
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Daumas, J.-C. (2012). Les dirigeants des entreprises familiales en France, 1970-2010. Vingtième Siècle. Revue d’histoire, N° 114(2), 33–51. https://doi.org/10.3917/vin.114.0033
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