Sweating it Out: Facilitating Corrections and Parole in Canada Through Aboriginal Spiritual Healing

  • Milward D
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Abstract

Aboriginal peoples continue to be subjected to drastic over-incarceration. Much of the existing literature explores contemporary adaptations of Aboriginal justice traditions that resemble restorative justice as a solution. There is by comparison a lack of literature that considers searching for solutions during the correctional phase of the justice system, after Aboriginal persons have already been convicted and imprisoned. The objective of this paper is to explore a number of reforms in order to better facilitate rehabilitation, reintegration, and parole for Aboriginal inmates. One is to invest greater resources into culturally sensitive programming that emphasizes spiritual healing for Aboriginal inmates. This is premised on the theme of “spend now, save later” with the idea that increasing the chances for Aboriginal re-integration may represent the better long term investment than simply warehousing large numbers of Aboriginal inmates year after year. Another problem is that many Aboriginal inmates are classified as higher security risks, which results in them being cut off from needed programming. The suggestion here is that criminal history as a static factor for determining security classifications may have little predictive value for the actual security risk posed by Aboriginal inmates, and therefore should be de-emphasized. Correctional Services of Canada should seriously consider developing an Aboriginal-specific classification scale that de-emphasizes criminal history, and emphasizes instead offender participation in culturally appropriate programs and spiritual healing, and behavioural progress while in prison. Risk assessment to re-offend for purposes of granting parole may also represent a form of systemic discrimination since criminal history represents a static factor that encumbers parole for many Aboriginal inmates. Risk assessment should instead emphasize dynamic risk factors by assessing Aboriginal participation in culturally appropriate programming, and attendant behaviourial progress while in prison. The difficult issue of Aboriginal gang activity can perhaps be dealt with through a more flexible system of risk assessment that gauges a willingness to reform and dissociate from the gang lifestyle rather than require Aboriginal inmates to endure nearly permanent penalties for past involvement. Finally, the paper will suggest that it is possible to overcome the political obstacles to implementing these reforms and obtain a political mandate to pursue them after the public is made aware of the benefits they offer.On continue à infliger des peines d’emprisonnement beaucoup trop sévères aux autochtones. Une grande partie des documents existants examinent des adaptations contemporaines des traditions autochtones en matière de justice qui proposent une forme de justice réparatrice comme solution. Par contre, trop peu de documents examinent la possibilité de rechercher des solutions pendant la phase correctionnelle du système de justice, après que les autochtones ont été reconnus coupables et incarcérés. Cet article examine un certain nombre de réformes en vue de faciliter la réhabilitation et la réintégration des détenus autochtones et leur libération conditionnelle. Nous devons en premier lieu consacrer davantage de ressources aux programmes qui tiennent compte des spécificités culturelles et mettent l’accent sur la guérison spirituelle des détenus autochtones. Cette approche repose sur le principe « dépenser maintenant – épargner plus tard » et sur l’idée selon laquelle accroître les chances de réintégration des autochtones représente peut-être un meilleur investissement à long terme qu’incarcérer ceux-ci en grand nombre année après année. Par ailleurs, le fait qu’un bon nombre d’autochtones soient considérés comme représentant un risque élevé pour la sécurité et ne puissent pour cette raison bénéficier des programmes dont ils ont besoin suscite une autre difficulté. Dans cet article, l’auteur avance que s’appuyer sur les antécédents criminels comme facteur statique pour déterminer les classifications de sécurité a peut-être peu de valeur prédictive en ce qui concerne le risque réel de sécurité posé par les détenus autochtones et, par conséquent, qu’on ne devrait plus leur accorder la priorité. Les Services correctionnels du Canada devraient envisager sérieusement de mettre au point une échelle de classification propre aux autochtones qui n’accorde plus la priorité aux antécédents judiciaires et met plutôt l’accent sur la participation du contrevenant à des programmes culturellement adéquats, sur la guérison spirituelle et sur les progrès comportementaux des autochtones pendant leur incarcération. L’évaluation du risque de récidive avant que ne soit accordée la libération conditionnelle peut également représenter une forme de discrimination systémique puisque les antécédents criminels représentent un facteur statique qui empêche de nombreux autochtones d’obtenir une libération conditionnelle. L’évaluation du risque devrait plutôt mettre l’accent sur les facteurs de risque dynamiques en tenant compte de la participation des autochtones à des programmes culturellement adéquats et des progrès comportementaux découlant de cette participation aux programmes pendant l’incarcération. La délicate question des activités de bandes criminelles autochtones pourrait être abordée dans le cadre d’un système plus souple d’évaluation du risque qui tient compte de la volonté de se réformer et de se dissocier du style de vie des gangs au lieu d’exiger que les détenus autochtones subissent des pénalités somme toute permanentes pour leur implication antérieure. Finalement, l’auteur laisse entendre qu’il est possible de surmonter les obstacles politiques à la mise en oeuvre de ces réformes et d’obtenir un mandat politique afin de donner suite à ces réformes une fois que le public aura été informé des avantages qu’elles offrent.

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Milward, D. (2011). Sweating it Out: Facilitating Corrections and Parole in Canada Through Aboriginal Spiritual Healing. Windsor Yearbook of Access to Justice, 29, 27–54. https://doi.org/10.22329/wyaj.v29i0.4479

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