Mensurations viscérales chez le lapin. 4. Effets de divers modes de restriction alimentaire sur la croissance corporelle et viscérale

  • LEBAS F
  • LAPLACE J
  • LOUPIAC B
  • et al.
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Abstract

Application d'un rationnement , en retirant l'aliment durant le week end(=71% de l'ad-libitum), et cela entre 5 et 8 semaines d'âge; 12 lapins par lot. Arrêt de l'essai à la fin du rationnement : abattage - volumes digestifs RésuméAu total, 2 groupes comprenant chacun 48 lapins des 2 sexes, de race Californienne et âgés de 5 (premier groupe) ou 8 semaines (deuxième groupe) au début de l’expérience ont été alimentés durant 3 semaines avec un aliment complet équilibré. Ils ont été répartis en 4 lots selon un schéma factoriel correspondant à 2 niveaux d’alimentation (à volonté ou restreint à 71 p. 100) et 2 fréquences d’accès à la mangeoire, soit 7 jours sur 7, soit seulement 5 jours sur 7, ce qui représente 71 p. 100 du temps. Dans ce dernier cas, les lapins ont été soumis à la séquence suivante : alimentation 2 jours, jeûne 1 jour, alimentation 3 jours, jeûne 1 jour. A l’issue de l’essai, les animaux ont été sacrifiés, les carcasses et les viscères abdominaux mesurés. Les 2 types de rationnement ont eu des effets moyens très comparables sur les performances zootechniques. Les vitesses de croissance ont été identiques (25 g/j en moyenne) pour les 2 groupes d’âge, mais le gain de poids de carcasse a été supérieur chez les animaux les plus âgés : 20,1 g/j contre 18,1 g/j pour les plus jeunes. Parallèlement, l’indice de consommation en poids vif ou en carcasse a été détérioré avec l’augmentation de l’âge. La réduction du temps d’accès à 5 jours par semaine, soit 71 p. 100 en temps, a entraîné chez les lapins nourris à volonté une réduction des quantités d’aliment ingérées de 78,9 p. 100. Les 2 types de rationnement expérimentés (quantitatif et temporel) conduisent à une réduction proportionnelle du gain de poids exprimé en gain de poids de carcasse. Par contre, ils n’affectent pas le coût alimentaire de ce gain de poids de carcasse : 6,00 ± 0,18 kg d’aliment par kg de gain de carcasse en moyenne. Aucun des 2 modes de restriction n’entraîne d’adaptation morphologique du tube digestif : il n’y a pas d’accroissement notable de la longueur ni surtout du poids par unité de longueur. Par contre, une atrophie du côlon est observée. Cependant, avec chaque type de restriction on observe un accroissement du poids du contenu digestif, malgré la réduction du poids vif : -I- 7 p. 100 pour la restriction temporelle et + 31 p. 100 pour la restriction quantitative. Enfin, le poidsdu foie, exprimé en pourcentage du poids vif vide de contenu digestif, est accru par la restriction temporelle, surtout dans le cas des sujets ne recevant qu’une quantité limitée d’aliment (+ 28 p. 100 par rapport au témoin ad libitum). Par contre, chez les lapins pouvant manger chaque jour, la restriction quantitative réduit le poids relatif du foie (- 7 p. 100).

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LEBAS, F., LAPLACE, J. P., LOUPIAC, B., GERMAIN, C., & SARDI, G. (1982). Mensurations viscérales chez le lapin. 4. Effets de divers modes de restriction alimentaire sur la croissance corporelle et viscérale. Annales de Zootechnie, 31(4), 391–430. https://doi.org/10.1051/animres:19820403

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