Abstract
La culturedela truffe offrel’exemple le plus célèbred’application de la mycorhization contrôlée, d’abord àcausedel’aura quienvironne ce champignon prestigieux, ensuiteparceque c’est la pre- mière application en vraie grandeur de cetteméthode à lacultured’un champignon comestible mycorhizien. La truffe est en effet un champignon mycorhizien, quinepeut doncaccomplir son cycle complet qu’avec une plante-hôte,comme un Chêne ou un Noisetier. Endonnant naissance au plant mycorhizépar la truffe,appelé communément “plant truffier”, l’INRA reprenait, d’une part les découvertes fondamentales des chercheurs italiens qui avaient les premiers réaliséla synthèsemycorhizienne d’une espècede truffe (Tuber maculatum Vitt.) avec un arbre (Pinus strobus L.) (Fassiet Fontana, 1967), et d’autrepart les pratiques traditionnelles des planteurs du SuddelaFrancequi réalisaient depuis longtemps leurs “plants truffiers” à partir de méthodes empiriques,ceci avec plus ou moins de succès (Chevalier et Grente, 1979). La relancedela truffi- cultureendéclin demandait, en effet, de disposer à grande échelle de plants truffiers fiables,c’est- à-dire correctement mycorhizés par l’espècede truffe souhaitée, et non contaminés par d’autres champignons. Cet article proposedefairelepoint sur l’application, en France, de la mycorhization contrôlée à dif- férentes espèces de truffes commercialisables. Après avoir présenté brièvement ces espèces, nous nous intéresserons essentiellement à deux des espèces les plus répandues en France, la truffe noire ditede Périgord(Tuber melanosporum Vitt.) et la truffe ditede Bourgogne (Tuber uncinatum Chatin).
Cite
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CHEVALIER (G.), & FROCHOT (Henri). (1997). La Maîtrise de la culture de la truffe. Revue Forestière Française, (sp), 201. https://doi.org/10.4267/2042/5669
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