Abstract
Résumé Dans cet article, le rapport complexe qu’une éducation civique moralement « robuste » entretient au pluralisme est examiné à partir d’une lecture croisée des positions de William Galston et Stephen Macedo. Si tous deux enracinent leurs plaidoyers pour l’inculcation des valeurs et vertus du « bon citoyen » libéral dans un rejet commun du libéralisme « neutraliste », leurs positions se désolidarisent face au défi de « l’unité dans la diversité ». Ainsi les divergences entre les modèles « libéral-pluraliste » et « civique-libéral » qu’ils défendent respectivement se cristallisent autour des limites de l’intervention éducative de l’État libéral vis-à-vis des familles et groupes « dissidents ». Ouvrant la perspective d’un choc des paternalismes, la confrontation des points de vue de Galston et Macedo vient révéler les tensions et difficultés, à la fois théoriques et pratiques, engendrées par l’usage d’un langage des « valeurs » en vue de promouvoir la citoyenneté démocratique libérale.
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Pélabay, J. (2011). Former le « bon citoyen » libéral. Raisons Politiques, n° 44(4), 117–138. https://doi.org/10.3917/rai.044.0117
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