Abstract
En dénonçant toute personne qui finit « par dévaster la contrée qui lui sert de demeure et par la rendre inhabitable », alors que l'être humain qui est « vraiment civilisé agit tout autrement », Élisée Reclus (1830-1905), partisan d’une « mésologie » articulée à une « géographie sociale », dessine son projet géographique de l’habiter entre éthique, esthétique et politique : coexistence et diversité des vivants (être humains, plantes et animaux…), dépassement du couple nomadisme/sédentarité, humains considérés comme des « agents géologiques » mais devant désormais « travailler avec méthode à l’aménagement de la terre ».
Cite
CITATION STYLE
Lefort, I., & Pelletier, P. (2015). Élisée Reclus ou la condition géographique : habiter la terre. Annales de Géographie, N° 704(4), 338–350. https://doi.org/10.3917/ag.704.0338
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