Abstract
Cette réflexion collective sur la première recherche « de terrain » (il y a 40 ans !) des ergonomes du Conservatoire National des Arts et Métiers (Paris), associe des syndicalistes (« demandeurs ») et des ergonomes (« réalisateurs »). Elle vise à reconstituer le déroulement de cette expérience commune et à tirer des enseignements concernant action syndicale, production des connaissances ergonomiques et transformation du travail. Par le mode d’entrée des chercheurs dans l’entreprise, l’élaboration progressive de la démarche, la production de connaissances inattendues sur le travail réel et ses effets sur la santé, cette recherche sur le travail des femmes ouvrières de la production de masse marque un tournant épistémologique en ergonomie. Obligeant à inventer de nouvelles méthodes, de nouvelles postures de recherche en reconnaissant « l’expertise ouvrière », de nouveaux modèles de l’activité de travail, elle jette les bases d’une dynamique « tourbillonnaire » prolongée jusqu’aujourd’hui fondée sur la coopération entre acteurs et articulant recherche, formation et action. Développements et limites sont aussi soulignés.
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Teiger, C., Barbaroux, L., David, M., Duraffourg, J., Galisson, M.-T., Laville, A., & Thareaut, L. (2006). Quand les ergonomes sont sortis du laboratoire.... à propos du travail des femmes dans l’industrie électronique (1963 – 1973). Perspectives Interdisciplinaires Sur Le Travail et La Santé, (8–2). https://doi.org/10.4000/pistes.3045
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