Abstract
Powerful actors associated with intensive livestock production are repositioning industrially produced meat and farmed fish as “sustainable protein.” This repositioning, we show, involves justifying the production of meat through a range of metrics, calculations, and valuations. These metrics and associated indicators underpin claims that sustainable protein is more efficient and less wasteful than conventional meat production. Our analysis questions the relationship between efficiency and sustainability in industrial meat production. We show, first, that the industrial meat sector has always focussed on efficiency and the reduction of waste. What is new is that metrics, calculations, and indicators on efficiency and waste reduction are being repurposed and made public to consumers and investors to underpin claims for sustainable and “climate friendly” meat. While this practice is apparent across the animal agriculture sector, it is especially evident in the production of farmed salmon. Our second argument frames sustainable protein metrics as a political logic. While these metrics have been justifiably criticized as a form of environmental “greenwashing” by environmental non-governmental organizations and others, our own critique builds on Cara Daggett’s recent analysis of energy and its political logic. Building on Daggett’s work, we aim to provide a more fundamental critique to the efficiency and waste metrics that are used to support claims for sustainable protein, while simultaneously providing the conceptual and political foundation for more progressive futures.De puissants acteurs associés à l’élevage intensif sont en train de repositionner la viande et le poisson produits industriellement comme des « protéines durables ». Nous montrons que ce repositionnement implique de justifier la production de viande par un ensemble de mesures, de calculs et d’évaluations. Ces mesures et les indicateurs associés sous-tendent des affirmations selon lesquelles les protéines durables sont plus efficientes et génèrent moins de déchets que la production de viande conventionnelle. Notre analyse amène à s’interroger sur la relation entre l’efficience et la durabilité dans la production industrielle de viande. Nous montrons, d’abord, que le secteur de la viande industrielle a toujours misé sur l’efficience et la réduction des déchets. La nouveauté, c’est que les mesures, les calculs et les indicateurs relatifs à l’efficience et à la réduction des déchets sont réutilisés et rendus publics pour les consommateurs et les investisseurs afin d’étayer les allégations de viande durable et « respectueuse du climat ». Si cette pratique est observable dans l’ensemble du secteur de l’agriculture animale, elle est particulièrement évidente dans la production de saumon d’élevage. Notre deuxième argument présente les indicateurs de protéines durables en tant que logique politique. Alors que ces mesures ont été critiquées à juste titre comme une forme d’« écoblanchiment » par des organisations environnementales non gouvernementales et d’autres, notre critique s’appuie sur l’analyse récente de Cara Daggett concernant l’énergie et sa logique politique. En nous appuyant sur le travail de Daggett, nous visons à fournir une critique plus fondamentale des mesures d’efficience et de gaspillage utilisées pour soutenir les allégations de protéines durables, tout en fournissant la base conceptuelle et politique pour des horizons plus progressistes.
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Adjemian, M., Janes, H., Martin, S. J., Mather, C., & White, M. J. (2024). Protein politics. Canadian Food Studies / La Revue Canadienne Des Études Sur l’alimentation, 11(1), 47–65. https://doi.org/10.15353/cfs-rcea.v11i1.628
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