Les inégalités écologiques et sociales : l'apport des théories de la justice

  • Flipo F
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Résumé Parler d’inégalités revient implicitement à poser la question des origines des inégalités. La philosophie morale et politique est riche de théories expliquant l’origine des inégalités, soit pour les dénoncer, soit pour les justifier. À l’époque moderne, les inégalités sont abordées comme étant moins issues de la substance que des procédures – autrement dit, si vous êtes pauvre et peu intelligent ce n’est pas parce que vous êtes la réincarnation d’un voleur, comme le dirait le système des castes, mais parce que les règles du jeu social vous ont assigné cette place, à tort ou à raison. La perspective d’une émancipation implique à la fois une meilleure sinon une égale répartition des biens (intelligence, beauté, richesse...) mais aussi des maux. Le défi posé par l’articulation des inégalités écologiques et des inégalités sociales est complexe en ce que la discussion porte tant sur la définition de ce qui est « bien » et de ce qui est « mal » (une voiture est-elle un bien ? un vélo ?) – ce qui se traduit notamment par l’émergence de « nouveaux indicateurs de richesse » - que sur leur répartition. Fabrice Flipo tente, dans ce texte, de faire un état des lieux.

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Flipo, F. (2009). Les inégalités écologiques et sociales : l’apport des théories de la justice. Mouvements, n° 60(4), 59–76. https://doi.org/10.3917/mouv.060.0059

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