LES SUBSTANCES ANTIBACTÉRIENNES DANS LA COLONIE D'ABEILLES (APIS MELLIFICA L.) (fin)

  • LAVIE P
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Abstract

Nous venons d’étudier deux substances qui servent à la charpente et au revêtement de la colonie. L’une d’elles est d’origine purement interne : la cire et l’autre d’origine externe (principalement), la propolis. J’ai montré qu’il y avait de nombreuses analogies entre les extraits anti- biotiques provenant de ces deux substances, mais malgré tout, il n’existe pas d’identité complète entre elles. Quel rapport trouvons-nous mainte- nant entre ces deux corps et l’antibiotique extrait de l’insecte lui-même? I,a figure 20 le rend apparent. Toutes les unités actives sont calculées proportionnellement à l’Unité subtilis, (celle-ci fixée arbitrairement à = U 10 ). L’examen de ces courbes nous montre que celles-ci présentent dans l’ensemble les mêmes maxima et les mêmes minima d’activité. Les faits saillants qui sont communs par rapport à l’action sur Bacillus su btilis sont les suivants : - Grande sensibilité des souches de Proteus vulgaris et de Bacillus alvei Sensibilité faible ou nulle des souches de Esche y ichia coli ( 5 souches) et de Pseudomonas !yocyanea 4 . D’autre part, l’action de la substance extraite de l’abeille ressemble plus à l’action de l’antibiotique de la cire qu’à celle de l’antibiotique de la propolis. Ces trois antibiotiques ont un autre point commun, ils sont thermos-tables. Leur solubilité dans les solvants est au contraire très différente et dans ce cas, on remarque que l’extrait d’abeille et l’extrait de propolis sont les plus proches. J’ai déjà montré dans la première partie de ce travail que l’extrait d’abeille n’était pas antifongique. La cire sa’est pas antifongique non plus. En effet TAUSSO!N ( 8) a montré qu’Asfiergi’llus flavus est capable 192 d’utiliser la cire d’abeille comme source de carbone. Dans les ruches, c’est une remarque fréquente et banale de voir que les rayons de cire moisissent dès que les abeilles ne s’y trouvent plus. Enfin j’ai montré par des expériences simples qu’un extrait de cire (même très concentré) ajouté à un milieu n’empêchait pas le développement des moisissures les plus communes. Je développerai dans la conclusion de la deuxième partie, la notion de la valeur antifongique des produits de la ruche, mais il est opportun de signaler ici que l’extvait antibiotique de propolis est également un antifongique très intéressant à l’inverse des extraits de cire. En ce qui concerne l’action sur les bactéries pathogènes de la colonie d’abeilles, j’y reviendrai spécialement au chapitre VII après l’étude des autres substances extraites des produits de la ruche.

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LAVIE, P. (1960). LES SUBSTANCES ANTIBACTÉRIENNES DANS LA COLONIE D’ABEILLES (APIS MELLIFICA L.) (fin). Annales de l’Abeille, 3(3), 201–299. https://doi.org/10.1051/apido:19600301

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