Abstract
Pour répondre à la question posée par le titre de cet article, je m'appuierai principalement sur l'expérience acquise dans ce domaine depuis plus de vingt ans maintenant par notre station de Recherches sur la Qualité des Bois en collaboration étroite avec les améliorateurs forestiers de l'I .N .R .A. Le fait que nous nous soyons engagés de façon importante dans l'étude de la variabilité génétique des propriétés internes du bois résulte de la convergence de phénomènes favorables fortement liés les uns aux autres :-intégration originale de notre laboratoire dans un département de Recherches forestières, d'où une forte sensibilisation aux possibilités d'amélioration par voie biologique des propriétés du bois, considéré ailleurs comme un matériau mort à prendre tel qu'il est ;-intérêt des généticiens forestiers de l'I .N .R .A ., et plus récemment de ceux de I'A .FO .CEL. pour les problèmes de qualité du bois des essences qu'ils s'attachent à améliorer. Ceci a conduit à nombre d'études communes de notre station avec ces équipes qui nous ont souvent ouvert leurs dispositifs expérimentaux avant d'effectuer elles-mêmes dans certains cas des mesures de qualité du bois ;-mise au point ou perfectionnement par notre laboratoire de méthodologies non destruc-tives-essentiellement sur carottes de sondage-permettant une appréciation directe ou indirecte des propriétés du bois sur un très grand nombre d'individus et à un stade parfois très juvénile. Notre investissement dans ce secteur de la variabilité génétique est scientifiquement justifié malgré certaines contraintes d'ordre biologique par l'existence de deux faits s'ajoutant à la maîtrise des méthodologies non destructives signalées plus haut :-existence d'une forte variabilité entre arbres (phénotypique) de plusieurs propriétés du bois à l'intérieur de certaines espèces ;-existence d'un contrôle génétique relativement étroit des critères physiques liés à la qualité du bois. Avant d'illustrer ce propos à l'aide d'exemples puisés dans nos expériences ou dans celles de nos collègues améliorateurs, nous ne manquerons pas de signaler que le génotype ne doit pas être, loin s'en faut, considéré comme l'unique responsable de la variabilité des propriétés du bois. Le milieu, la sylviculture ,. au sens large >, (densité de plantation, rythme et intensité des éclaircies, fertilisation. . .), l'âge, la position sociale des arbres jouent souvent un rôle important par rapport à la qualité du bois. Le tableau I donne quelques exemples qui pourront être utilement rapprochés des chiffres concernant la variabilité génétique donnés plus loin : 221 R .F.F. XXXVIII-n° sp. 1986
Cite
CITATION STYLE
NEPVEU, G. (1986). Faut-il se préoccuper des propriétés du bois dans le cadre des programmes d’amélioration génétique des arbres forestiers ? Revue Forestière Française, (S), 221. https://doi.org/10.4267/2042/25731
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