Abstract
L’application des méthodes de la biologie moléculaire à l’étude des premières étapes de l’évolution a montré que le monde vivant pouvait être divisé en trois domaines : archées, bactéries et eucaryotes. Cette découverte a mis à l’ordre du jour le problème de Luca, le dernier ancê- tre commun à tous les organismes cellulaires actuels (the last universal common ancestor). Ce problème peut être abordé aujourd’hui sur des bases plus solides, grâce à la génomique compa- rative : celle-ci nous apprend que Luca possédait une membrane cytoplasmique et un appareil de traduction déjà relativement sophistiqué. En revanche, la nature de son génome reste incon- nue : faisait-il encore partie du monde à ARN, ou avait-il déjà un génome à ADN ? De nouvelles hypothèses sont avancées, qui font intervenir les virus dans l’apparition de l’ADN et la formation des trois domaines. Connaître Luca est essentiel si nous voulons retracer l’histoire évolutive des mécanismes moléculaires présents chez les orga- nismes actuels
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Forterre, P., Gribaldo, S., & Brochier, C. (2005). Luca : À la recherche du plus proche ancêtre commun universel. Médecine/Sciences, 21(10), 860–865. https://doi.org/10.1051/medsci/20052110860
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