Abstract
Cet article se présente comme une extension du champ de l’économie du vote au domaine encore inexploré des élections professionnelles. A partir d’une analyse des suffrages obtenus par la FNSEA aux élections des Chambres d’agriculture départementales de 1995 à 2001, les auteurs mettent en évidence plusieurs résultats. Il apparaît notamment que les variations de revenu des exploitants agricoles ainsi que le nombre de nouvelles installations influencent positivement les suffrages du syndicat, attestant ainsi d'une dimension égotropique et sociotropique du vote. De plus, le soutien apporté à la fédération nationale varie selon le type de production agricole. Ainsi, la FNSEA réalise de meilleurs scores dans les territoires de culture betteravière alors que les zones de culture céréalière n'expriment aucun penchant particulier pour ce syndicat. Enfin, le faible niveau de participation lors de ces élections donne un avantage réel à la FNSEA. agriculture, économie du vote, élections professionnelles, fonction de vote Introduction L'organisation du monde professionnel agricole Le rôle et le fonctionnement des Chambres L’organisation des élections Le paysage syndical agricole français L'économie du vote Construction de la fonction de vote La variable expliquée : le vote FNSEA Les déterminants du vote FNSEA Les facteurs structurels : les orientations technico-économiques et la diffusion de la propriété Les facteurs de court terme : l'action des Chambres d'agriculture, le contexte syndical et la conjoncture agricole Le contexte syndical La conjoncture agricole Résultats de l’estimation Conclusion
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Dubois, E., Facchini, F., Foucault, M., & François, A. (2009). Un modèle explicatif du vote FNSEA aux élections des Chambres d’agriculture départementales (1995-2001). Économie Rurale, (312), 32–50. https://doi.org/10.4000/economierurale.827
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