Abstract
Les villes moyennes ont participé aux évolutions économiques, démographiques, sociales et politiques des « Trente glorieuses ». Au cours des années 1970, elles deviennent une catégorie de l’action publique. Depuis, on a assisté à un lent déclin de l’intérêt des pouvoirs publics pour cette catégorie de villes. Ceci peut s’expliquer par les évolutions économiques et spatiales de ces quarante dernières années. Depuis le début des années 2000, sous l’effet de la mondialisation, les responsables de la politique d’aménagement du territoire en France ont fait de la recherche de la compétitivité des territoires une orientation majeure. Dans ce contexte, et à cause de leur situation subalterne au sein de la division spatiale du travail et des difficultés qu’elles connaissent pour assurer le renouvèlement de leur base productive, il semble difficile de définir ce que pourrait être la place de cette catégorie de villes en matière d’aménagement du territoire. Or, aujourd’hui, ces villes sont concernées par certains enjeux d’aménagement du territoire comme la promotion d’une organisation polycentrique, la structuration des espaces métropolisés ou la question des rapports urbain/rural. Ainsi, au-delà des changements économiques et spatiaux, ce sont les caractéristiques communément admises de la catégorie des villes moyennes qui constituent aujourd’hui un obstacle à leur reconnaissance comme outils d’aménagement du territoire.
Cite
CITATION STYLE
Santamaria, F. (2012). Les villes moyennes françaises et leur rôle en matière d’aménagement du territoire : vers de nouvelles perspectives ? Norois, (223), 13–30. https://doi.org/10.4000/norois.4180
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