La parabole de l'Observatoire ou les limites à l'institutionnalisation d'un « partenariat cognitif » avec les associations

  • Lochard Y
  • Simonet-Cusset M
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Les associations de solidarité, qui avaient fait de leur participation à l’observation sociale une revendication majeure, sont présentes désormais à l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Mais le dispositif institutionnel tend à réduire la portée de cette « conquête ». Le statut sous lequel elles siègent (« personnalités qualifiées ») ainsi que les procédures de recrutement tendent à sérialiser le groupe associatif, à saper la représentativité de ses membres. D’autres phénomènes comme le lieu et le rythme des réunions accentuent l’asymétrie entre ce qui peine à être un « collège » associatif et les représentants des grands organismes de la statistique d’État. De fait, c’est un loyalisme critique qui domine chez les membres associatifs qui n’ont pas fait défection. La critique de l’institution et des savoirs qu’elle produit est le fait de groupes extérieurs. Si bien qu’on peut se demander si la participation à l’Observatoire ne produit pas une conversion institutionnelle de la contestation associative et ne développe pas une forme d’assentiment à la science institutionnelle.

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Lochard, Y., & Simonet-Cusset, M. (2005). La parabole de l’Observatoire ou les limites à l’institutionnalisation d’un « partenariat cognitif » avec les associations. Politix, n° 70(2), 51–70. https://doi.org/10.3917/pox.070.0051

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