Deux roues motorisées et étalement urbain à Lomé, quel lien avec la théorie des « trois âges » de la ville ?

  • Guézéré A
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Abstract

La problématique de l’interaction entre formes urbaines et mobilités quotidiennes est un sujet qui a préoccupé les chercheurs depuis que l’automobile a révolutionné les transports et favorisé l’étalement urbain. Partant de la littérature existante sur les transports en commun et le développement de l'automobile, nous avons voulu savoir si l’étalement urbain des villes européennes peut être comparé à celui des villes africaines à partir du cas concret de Lomé au Togo. Selon les théoriciens des trois âges de la ville, après la ville dense et compacte de l’homme à pied, les banlieues de la première moitié du xxe siècle dans les grandes agglomérations des pays développés sont l’œuvre du chemin de fer. Puis la ville éclatée actuelle est l’œuvre de l’automobile. Contrairement à ce schéma, le choix d’occuper l’espace périurbain n’est pas lié à l’automobile à Lomé. Les populations issues des classes pauvres et moyennes sont obligées de construire à la périphérie, un habitat pauvre sur des espaces non viabilisés. La moto sillonne ces quartiers périurbains et participe à vaincre plus que jamais l’enclavement et les longues distances. Utilisée sous forme de moto personnelle et de taxi-moto, la moto joue un rôle d'accompagnement incontestable dans l’espace urbain à Lomé et constitue un facteur structurant efficace qui contribue d’une manière ou d’une autre à l’étalement urbain.

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Guézéré, A. (2013). Deux roues motorisées et étalement urbain à Lomé, quel lien avec la théorie des « trois âges » de la ville ? Norois, (226), 41–62. https://doi.org/10.4000/norois.4549

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