Abstract
À Tanger, les bidonvilles sont minoritaires et en cours d’éradication : le tiers de la population tangéroise vit dans les quartiers non réglementaires bâtis en dur, tandis que les périphéries d’habitat spontané de Casablanca restent majoritairement constituées de bidonvilles (baraques). Cet article tente de mettre en lumière les logiques de fonctionnement des marges urbaines à travers les opérations tendant à leur résorption. Comment la vision gestionnaire de la ville se traduit-elle dans la mise en œuvre des politiques publiques visant l’élimination des bidonvilles ? Dans les espaces urbains tels qu’ils sont projetés, quelle est la place qui revient aux familles évacuées des bidonvilles ? In fine , il s’agit de pointer le décalage existant entre d’une part, le vécu et les aspirations des habitants et d’autre part, les conceptions politiques et les modalités d’action qui prévalent dans les dispositifs de lutte contre l’habitat insalubre.
Cite
CITATION STYLE
Le Tellier, J. (2008). À la marge des marges urbaines : les derniers bidonvilles de Tanger (Maroc). Autrepart, n° 45(1), 157–171. https://doi.org/10.3917/autr.045.0157
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