Abstract
Cet article soutient que le travail de jeune fille au pair au Royaume-Uni a évolué d'un programme d'échange culturel fonctionnant essentiellement entre les familles de la classe moyenne à travers l'Europe de l'Ouest vers une situation où dans de nombreux cas, il s’agit d’un euphémisme pour l’offre de soins et du travail domestique faiblement rémunérés. De plus, il semble que cette situation se retrouve dans l'ensemble de l'Union Européenne et même au-delà. L’auteure soutient que les jeunes filles au pair peuvent être associées à d'autres catégories de travailleurs vulnérables dans une économie politique globale de soins ou du care. L’auteure affirme que la culture et les conditions du travail au pair au Royaume-Uni doivent être comprises à la lumière des changements apportés aux politiques en matière d’immigration du pays, dont les effets ont été une déréglementation du travail au pair dans une UE élargie. L'article s'appuie sur l'analyse du texte de 1000 annonces pour jeunes filles au pair placées par les employeurs potentiels, une analyse qui permet de dégager des données sur les salaires et les conditions d'un secteur informel caractérisé par des sources de données inadéquates. Ces données sont utilisées pour démontrer que, malgré de très longues heures et des exigences excessives en termes d'âge et de nombre d'enfants à être pris en charge, sans compter les travaux de ménage, les personnes au pair reçoivent de très faibles revenus en étant payées essentiellement en "argent de poche", ce qui est moins que le salaire minimum . L'article s'appuie également sur des entretiens avec 58 personnes au pair et 21 employeurs de jeunes filles au pair et ce matériel d'entrevue est utilisé pour discuter des motivations et des expériences des deux groupes.This article argues that au pairing in the UK has evolved from being a cultural exchange scheme operating primarily between middle-class families across Western Europe to being in many cases a euphemism for low-paid care and domestic work involving people from the across the EU and beyond. For this reason I argue that au pair are usefully understood alongside other vulnerable workers within a global political economy of care. The article argues that the culture and conditions of au pairing in the UK should be understood in the light of changes to the country’s migration regime, the effects of which have deregulated au pairing in an expanded EU. The article draws on analysis of the text of 1,000 ads for au pair placed by prospective employers to learn more about the wages and conditions of a sector characterized by inadequate data sources and informality. This data is used to demonstrate that despite very long hours and excessive demands in terms of age and number of children to be cared for and housework required, au pair receive very low income through being paid ‘pocket money’ that is less than the minimum wage. The article also draws on interviews with 58 au pair and 21 employers of au pair and this interview material is used to discuss the motivations and experiences of both groups.
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Busch, N. (2019). Locating au pair in the UK Within a Global Political Economy of Care. Interventions Économiques, 51. https://doi.org/10.4000/interventionseconomiques.2388
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