Abstract
La thèse défendue dans cet article est que les villes petites et moyennes ont une place singulière dans la recherche urbaine, et que leur étude complète les travaux sur les métropoles plus qu’elle ne les copie. Il ne s’agit pas d’idéaliser les villes petites et moyennes : celles-ci sont moins un objet scientifique qu’une catégorie – incertaine, qui plus est – des politiques d’aménagement du territoire. De cette caractéristique résulte une moindre visibilité des recherches qui les concernent. À l’heure où le fait métropolitain tend à accaparer les débats, que peuvent s’apporter réciproquement les travaux sur les villes de l’espace non-métropolisé et les études urbaines en général ? Cet article explore cette question en deux temps. Tout d’abord, on rappelle les apports des travaux cumulés par les chercheurs français, tout au long du xx e siècle, sur les villes petites et moyennes. Ensuite, on examine les travaux sur les très grandes villes, qui consacrent depuis vingt ans le triomphe des flux sur les lieux. Bien que ces recherches laissent dans l’ombre les espaces non-métropolisés, les travaux sur les villes secondaires constituent cependant un apport.
Cite
CITATION STYLE
Demazière, C. (2017). Le traitement des petites et moyennes villes par les études urbaines. Espaces et Sociétés, n° 168-169(1), 17–32. https://doi.org/10.3917/esp.168.0017
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