Abstract
Au début de l'entrée en fonctionnement de la centrale hydroélectrique de Petit-Saut, l'eau, à l'aval des turbines, était totalement anoxique. De plus, une forte désoxygénation se produisait au fil de l'eau, lorsque l'on mélangeait cette veine d'eau avec de l'eau réoxygénée provenant des pertuis de fond du barrage. L'analyse comparative de l'eau issue des évacuateurs de fond avec celle turbinée a montré que cette dernière se différenciait non seulement par une absence d'oxygène dissous mais aussi par une plus grande richesse en méthane dissous. C'est ce gaz réducteur qui est apparu comme le principal consommateur d'oxygène dissous le long du cours du Sinnamary. Devant cette situation et afin de concilier la production d'électricité et le maintien de la vie aquatique, Electricité de France a étudié la faisabilité d'un dispositif capable à la fois de réoxygéner l'eau et d'éliminer les gaz réducteurs. La construction, dans le canal de fuite de la centrale, d'un seuil à deux lames déversantes, a satisfait au principal critère requis : maintenir en permanence à l'aval du barrage de Petit-Saut une teneur en oxygène dissous supérieure à 2 mg/l.
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Gosse, Ph., & Grégoire, A. (1997). Dispositif de réoxygénation artificielle du Sinnamary à I’aval du barrage de Petit-Saut (Guyane). Hydroécologie Appliquée, 9, 23–56. https://doi.org/10.1051/hydro:1997002
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