Abstract
Le développement de l'activité touristique et l'attractivité croissante des espaces naturels ou semi-naturels au cours de la seconde partie du XX e siècle ont conduit àl ad égradation de nombreux sites. Ce phénomène est particulièrement sensible sur le littoral atlantique où, sur des surfaces souvent limitées, se concentre une fréquentation intense principalement sur les quelques semaines qui constituent la période estivale. Cette dégradation est d'ordre paysager avec l'ap-parition de plus ou moins larges plages de sol dénudé. Elle est aussi écologique avec la destruction de différents habitats d'intérêt communautaire telles que les végétations de falaise, les pelouses aérohalines ou les landes atlantiques. Face àc ette situation, depuis le milieu des années 1980, les gestionnaires d'espaces naturels ont initié des opérationsd 'aménagement et de restauration écologique.U ni nventaire réalisé en 2007 sur le littoral Manche-Atlantique ap ermis d'en décrire les caractéristiques (Gallet et al.,2 008). Ainsi, si le cadre de ces opérations est variable, les méthodes mises en oeuvre sont souvent similaires et se fondent principalement sur une mise en défens des espaces, complétée ou non par des méthodes actives de restauration. Aujourd'hui se pose la question de l'évaluation de la réussite notamment écologique de ces opérations. Cette évaluation passe tout d'abord par la définition d'objectifs précis et par la mise en place de suivis permettant de comparer les communautés végétales effectivementr estaurées avec ceso bjectifs. Ces suivis écologiques permettent également l'acquisition de connaissances fondamentaless ur les processus de recolonisation. Or, parmi les sites concernés, si des suivis photographiques existent sur de nombreux sites, il s'avère que seule une minorité (9 sur 35) ont fait ou font l'objet de suivis écologiques. Les méthodes employées sont principalement des lignes permanentesd ep oints contacts ou des relevés phytosociologiques, réalisés par des universitaires, des associations ou par le gestionnaire lui-même. Dans l'objectif d'une généralisation de la mise en place de suivis, il paraît important de mener une réflexion sur les méthodes utilisées. En effet, les différentes techniques disponibles, carto-graphies, relevés phytosociologiques, points-quadrats, quadrats permanents ou aléatoires (Bouzillé, 2007), vont chacune correspondre àu ne échelle et àu ne finesse d'observation diffé-rentes. Leur mise en oeuvre va, en outre, présenter différents niveaux de difficultés et nécessiter un temps plus ou moins long. Le choix de la méthode devra également prendre en compte les objectifs de suivis, purement liés àl ag estion ou plus scientifiques. Pour contribuer àr épondre àc ette problématique, nous analyserons ici des données acquises dans le cadre des opérations de restauration de la végétation des pointes du Raz et du Van (Finistère) où, pendant plusieurs années, ont été réalisés, sur les mêmes stations, des relevés phytosociologiques et des lignes permanentes de points contacts. Lors de cette comparaison,
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GALLET, S., BIORET, F., FICHAUT, B., & SAWTSCHUK, J. (2010). La phytosociologie, outil pertinent pour le suivi de la restauration écologique ? Revue Forestière Française, (3–4). https://doi.org/10.4267/2042/38954
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