Abstract
Depuis presque vingt ans, le « féminisme autonome » latino-américain et des Caraïbes, courant minoritaire mais actif, oblige au débat et propose d’importantes analyses qui renouvellent et approfondissent celles du féminisme dominant. Partant de la critique du rôle des institutions internationales, Organisation des Nations unies (ONU) en tête, dans la domestication du féminisme et la mise en place des politiques néolibérales, ce courant, où un certain nombre de lesbiennes féministes amérindiennes et afrodescendantes jouent un rôle très important, débouche sur une analyse novatrice de l’imbrication des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race », ainsi que du rôle dépolitisant du concept de genre.For almost twenty years, Latin American and Caribbean “autonomous feminism”, a small yet active movement, provoques debates and proposes important analysis wich renew and deepen those proposed by dominant feminism. This movement, in which some indigenous and afrodescendant lesbian feminists play a very significant role, stems from a criticism of international institutions’s role in the domestication of feminism (and especially the United Nations). In the recent years, it led to a stimulating analysis of the intersectionality of social relations of power organized around sex, class and “race”, as well as of the depolitizing effect of the concept of gender.
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Falquet, J. (2012). Les « féministes autonomes » latino-américaines et caribéennes : vingt ans de critique de la coopération au développement. Recherches Féministes, 24(2), 39–58. https://doi.org/10.7202/1007751ar
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