Abstract
This contribution compares two different processes of heritage-making situations in Egypt: the megalopolis of Cairo and the ‘Berber-speaking’ oasis of Siwa. In both cases, while the local actors speak of architecture, they seem to refer also to something else. In Siwa is invented a local traditional style to present it to foreigners as an authentic heritage. In Cairo, an architectural past is poorly served as it represents a European tradition, and is used as legitimate heritage to remove «the intruders» (the popular classes manners) from the modern Cairene scene. If one of the main modes of producing heritage is really strategic, we must clarify which is the goal of the intervening on these architectures. If this does not raise passions nor does it cause conflict by lack of combatants, these operations are not blank… ------- Cette contribution compare les processus de patrimonialisation en deux situations différentes d’Égypte : la mégapole du Caire et l’oasis berbérophone de Siwa. Dans les deux cas, si les acteurs locaux parlent d’architecture, ils semblent parler aussi d’autre chose. À Siwa, s’invente un style traditionnel local pour le présenter aux étrangers comme un patrimoine authentique, tan- dis qu’au Caire est exhumé un passé architectural mal assumé, car de tradition européenne, pour le présenter comme patrimoine de droit pour évacuer « l’in- trus » (les dispositions des classes populaires) de la scène cairote moderne. Si l’un des principaux modes de production du patrimoine est proprement stratégique, il faudra éclaircir ce que l’intervention sur ces architectures a pour visée. Cela ne soulève guère les passions ni ne provoque des conflits faute de combattants, pour autant, ce ne sont pas des opérations blanches...
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Battesti, V. (2009). De Siwa au Caire, la fabrique du patrimoine se nourrit du désir des autres. Égypte/Monde Arabe, (5–6), 69–102. https://doi.org/10.4000/ema.2893
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