Abstract
Cet article s’inscrit dans une perspective exploratoire cherchant à élaborer une méthode statistique d’analyse de genre de l’engagement politique. Il s’agit de montrer que dans les analyses quantitatives, l’utilisation de la variable biologique « sexe » ne pose pas uniquement des problèmes conceptuels, mais qu’elle insiste par trop sur les différences sexuelles sans tenir compte des rapports sociaux qui les produisent. Malgré les apports de la théorie féministe matérialiste, l’analyse empirique des faits sociaux tels que l’engagement politique s’appuie encore de manière primordiale sur la catégorisation de sexe comme si elle pré-existait, ou était indépendante du système de genre. À l’appui de leur démonstration, les autrices ont élaboré deux modèles d’analyse statistique, l’un inspiré par les études « classiques » de l’engagement politique, et l’autre s’appuyant sur la construction d’un indicateur de genre, à savoir la division sexuelle du travail.
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Alvarez, E., & Parini, L. (2005). Engagement politique et genre : la part du sexe. Nouvelles Questions Féministes, Vol. 24(3), 106–121. https://doi.org/10.3917/nqf.243.0106
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